L'Action Dassault Systèmes lâche près de 6 %
Le titre du spécialiste vélizyen du logiciel 3D dévisse brutalement à la mi-séance, à rebours d'un CAC 40 lui-même mal orienté. La chute du jour efface l'intégralité du rebond technique des dernières semaines. Berenberg vient pourtant de relever sa cible, dans un contexte de marché bousculé par les tensions géopolitiques.
Le titre lâche 4,48 % et se classe en queue du CAC 40 à mi-séance
Dassault Systèmes recule de 5,82 % à 18,62 €, lanterne rouge du CAC 40 à la mi-journée, alors que l'indice parisien cède 0,38 %. La baisse du jour porte le repli hebdomadaire à 6,7 % et ramène le titre en territoire négatif sur trois mois. Sur un an, la performance reste lourdement déficitaire, à près de -44 %. Le mouvement contraste avec celui des autres poids lourds technologiques de la cote : STMicroelectronics gagne 3,43 % en tête de l'indice, tandis que Thales progresse de 2,36 %.
La chute efface en une séance le franchissement de la résistance des 20,28 € obtenu le 22 mai, après un rallye technique de plusieurs séances. Le titre repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours (19,73 €) et sous celle à 200 jours (22,88 €), tout en restant légèrement au-dessus de la MM50 à 18,63 €. Le RSI à 53 traduit un signal neutre, le repli n'ayant pas encore basculé en zone de survente. Le support technique des 18,06 € devient le prochain niveau visible sur le graphique.
Berenberg relève sa cible à 24 €, à contre-courant du décrochage du jour
À rebours du mouvement de cours, Berenberg a confirmé hier sa recommandation à l'achat et relevé son objectif de cours de 23 à 24 €, soit un potentiel de hausse supérieur à 27 % par rapport au cours actuel. Lors de la publication des résultats annuels 2025 (le 13 février 2026), l'éditeur visait pour 2026 une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 3 % et 5 %, une marge opérationnelle non-IFRS entre 32,2 % et 32,6 % et un BNPA dilué entre 1,30 € et 1,34 €.
La société avait alors identifié l'expansion de l'IA industrielle et son partenariat avec NVIDIA parmi ses principaux leviers de croissance, tout en mentionnant la volatilité des devises USD/EUR et JPY/EUR comme facteur de risque. Le contexte de marché reste lui aussi pesant : les déclarations récentes de plusieurs membres de la Fed sur le risque de ré-accélération de l'inflation, alimentée par le choc pétrolier lié à la guerre en Iran, pèsent sur les valeurs de croissance à forte sensibilité aux taux longs. Le prochain rendez-vous figurant à l'agenda est le paiement du dividende, fixé au 29 mai.