Le titre Derichebourg affiche un cours de 6,86 euros ce vendredi 19 décembre à la mi-journée, en baisse de 1,58 % par rapport à la veille. Cette légère correction intervient dans un contexte de faibles volumes, avec seulement 0,04 % du capital échangé, témoignant d'un marché attentiste en fin de semaine. Sur sept jours, le titre accuse toutefois un recul de 3,79 %, après avoir atteint 7,37 euros mi-décembre suite à l'euphorie provoquée par la publication des résultats annuels. Malgré ce tassement récent, la performance reste solidement positive sur trois mois avec un gain de 32,3 %, et sur un an avec une progression de 28,83 %, plaçant le spécialiste du recyclage des métaux parmi les valeurs performantes de sa catégorie. Le cours évolue désormais largement au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours établie à 5,87 euros, confirmant la solidité de la tendance haussière de fond initiée depuis le début de l'automne. Des recommandations d'analystes encore prudentes malgré un dépassement d'objectifs La dynamique du titre s'explique en grande partie par les résultats annuels 2024-2025 publiés début décembre, qui ont dépassé les attentes du marché. Le groupe a affiché un bénéfice net de 122 millions d'euros contre 74,8 millions un an plus tôt, porté notamment par la contribution de 42,4 millions d'euros d'Elior, dont Derichebourg détient 48 % du capital. Le chiffre d'affaires s'est établi à 3 337,1 millions d'euros, en recul de 7,5 %, tandis que l'EBITDA courant a atteint 319,5 millions d'euros, en baisse de 3,2 % mais supérieur aux estimations révisées de 300 à 310 millions. Pour l'exercice 2025-2026, le management anticipe un chiffre d'affaires au moins égal à l'exercice écoulé et un EBITDA courant compris entre 320 et 350 millions d'euros. Côté analystes, Portzamparc a relevé sa recommandation à renforcer début décembre avec un objectif de 7 euros, tandis que TP ICAP Midcap maintient une opinion à conserver avec une cible de 6,40 euros. Oddo BHF, pour sa part, conserve une recommandation neutre avec un objectif porté à 6 euros, pointant une visibilité limitée dans un contexte économique difficile pour les secteurs automobile et construction. Des signaux techniques mitigés entre consolidation et momentum haussier Sur le plan technique, le titre présente des signaux contrastés à la mi-journée. Le RSI s'établit à 62, un niveau qui témoigne d'un équilibre entre acheteurs et vendeurs après avoir frôlé une zone de surachat dans le sillage du bond de 16,44 % enregistré le 5 décembre. Cette respiration technique apparaît saine après la forte appréciation des dernières semaines. Le cours évolue au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 jours à 6,23 euros et à 200 jours à 5,87 euros, avec un écart de 0,36 euro entre ces deux indicateurs qui continue de s'élargir, signe d'un momentum haussier persistant. Le MACD affiche une configuration positive avec une MACD Line à 0,28 supérieure à la Signal Line à 0,27, bien que l'histogramme proche de zéro à 0,01 suggère un ralentissement de la dynamique. La volatilité sur un mois s'établit à 17,23 %, reflétant les mouvements d'amplitude observés depuis début décembre. Le titre évolue entre un support technique à 5,69 euros et une résistance à 7,37 euros, niveau testé mi-décembre qui constitue désormais un seuil clé pour d'éventuels nouveaux franchissements haussiers.