Le titre Derichebourg clôture la séance du mardi 23 décembre 2025 à 6,695 euros, en repli de 1,83 % par rapport à la veille où il cotait 6,82 euros. Les volumes restent limités avec seulement 0,08 % du capital échangé, témoignant d'un marché attentiste en cette période de fin d'année. Sur sept jours, l'action accuse un recul de 4,36 %, marquant un mouvement de consolidation après avoir atteint un pic à 7,37 euros mi-décembre, soit une résistance technique désormais établie. Cette correction intervient après l'envolée spectaculaire du 5 décembre où le titre avait bondi de 16,44 % suite à la publication des résultats annuels. Malgré ce repli de court terme, la performance reste très positive sur trois mois avec un gain de 28,5 % et sur un an avec une progression de 28,01 %, témoignant d'un redressement structurel du spécialiste du recyclage des métaux. Résultats annuels au-dessus des attentes grâce à la contribution d'Elior La dynamique haussière de Derichebourg depuis début décembre s'explique par des résultats annuels 2024-2025 publiés le 4 décembre qui ont dépassé les prévisions du marché. Le groupe a enregistré un bénéfice net de 122 millions d'euros contre 74,8 millions un an auparavant, intégrant une contribution positive de 42,4 millions d'euros d'Elior dont il détient 48 % du capital. Le chiffre d'affaires s'est établi à 3 337,1 millions d'euros, en retrait de 7,5 % sur un an, tandis que l'EBITDA courant a atteint 319,5 millions d'euros, en baisse de 3,2 % mais supérieur aux objectifs récemment révisés du groupe. Pour l'exercice 2025-2026, le management table sur un chiffre d'affaires au moins équivalent à celui de l'exercice écoulé et un EBITDA courant compris entre 320 et 350 millions d'euros. Les analystes restent partagés sur le dossier : Portzamparc affiche une recommandation à renforcer avec un objectif de 7 euros, offrant un potentiel de hausse de 4,5 % par rapport au cours actuel, tandis que TP ICAP Midcap recommande de conserver avec une cible à 6,40 euros et Oddo BHF reste neutre avec un objectif à 6 euros, pointant une visibilité limitée dans un contexte de faiblesse des secteurs automobile et construction. Un RSI à 68 qui témoigne d'une pause technique saine après la surchauffe Sur le plan technique, le titre présente des signaux qui justifient la pause actuelle. Le RSI à 68 se situe dans une zone élevée sans être en surachat, après avoir frôlé 80 lors du pic de mi-décembre, indiquant une respiration technique nécessaire après la forte progression récente. Le cours évolue toujours au-dessus de ses moyennes mobiles stratégiques : la MM50 à 6,26 euros et la MM200 à 5,88 euros, confirmant la solidité de la tendance haussière de fond. L'écart de 0,38 euro entre ces deux moyennes continues de s'élargir progressivement, signe d'un momentum positif qui perdure malgré la correction de court terme. Le MACD affiche une configuration légèrement baissière avec une ligne à 0,24 qui passe sous le signal à 0,27, matérialisée par un histogramme négatif à moins 0,03, ce qui confirme l'essoufflement temporaire de la dynamique haussière. La volatilité mensuelle de 17,24 % traduit l'amplitude des mouvements récents, typiques d'un titre ayant connu une forte impulsion. Le support technique se situe à 5,84 euros tandis que la résistance à 7,37 euros constitue désormais l'objectif à franchir pour relancer le mouvement haussier.