L'action Engie enfonce son support à 24,10 € sur fond de tensions au Moyen-Orient
L'énergétique française termine la séance du mercredi 2 septembre en queue de peloton du CAC 40, pénalisée par un franchissement baissier de son support en cours de séance. Le repli s'inscrit dans une tendance mensuelle dégradée, alors que l'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis au Moyen-Orient ravive les tensions sur les marchés de l'énergie.
Engie enfonce son support à 24,10 € et accentue son repli mensuel de près de 12 %
Engie cède 2,01 % à 23,91 € à la clôture, après avoir enfoncé en séance son support à 24,10 €. Le titre reste bien en dessous de ce seuil en fin de journée, prolongeant ainsi un repli déjà entamé la semaine passée quand la valeur avait cassé un premier palier à 24,96 €. Sur un mois, la perte atteint désormais 11,8 %, et sur la semaine 5,61 %.
Le cours évolue très nettement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 25,54 €, la MM50 à 26,43 € et la MM200 à 25,90 €, toutes situées entre 6 % et près de 10 % au-dessus du dernier cours. Le RSI à 35 signale une configuration proche de la survente, sans l'atteindre formellement, témoignant d'une pression vendeuse persistante depuis plusieurs semaines. La prochaine résistance significative est reportée à 27,79 €, soit un écart de plus de 16 % avec le cours actuel.
Les tensions irano-américaines au Moyen-Orient alimentent l'incertitude sur le secteur énergétique
Ce mercredi 2 septembre, l'Iran a lancé une riposte militaire contre plusieurs installations américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn, marquant une nouvelle escalade directe entre Téhéran et Washington. Donald Trump a dans le même temps évoqué publiquement le rôle stratégique du détroit d'Ormuz, voie de transit cruciale pour le pétrole mondial. Ce contexte géopolitique tendu pèse sur l'ensemble du secteur de l'énergie en Europe, le CAC 40 clôturant lui-même en léger recul de 0,26 % et le DAX de 0,34 %.
Engie, dont les activités couvrent la production et la distribution d'énergie à grande échelle, est exposée aux effets indirects d'une volatilité accrue sur les marchés pétroliers et gaziers. Lors de la publication du S1 2026 (le 31 juillet 2026), le groupe avait relevé sa guidance de résultat net récurrent part du Groupe pour l'exercice, signe d'une dynamique opérationnelle encore positive. La prochaine évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l'énergie resteront déterminantes pour l'orientation du titre dans les prochaines séances.