Le titre du spécialiste des laboratoires d'analyses Eurofins Scientific progresse ce mercredi 17 décembre en milieu de séance, affichant un gain de 1,65 % à 59,26 euros contre 58,30 euros la veille. Cette performance intervient alors que la banque d'affaires Bernstein a relevé son objectif de cours, le portant de 71,20 à 72,30 euros tout en maintenant sa recommandation à surperformance. La rotation du capital demeure limitée avec seulement 0,2 % des actions échangées depuis l'ouverture. La séance du 17 décembre s'inscrit dans une dynamique favorable sur une semaine avec une progression de 4,44 %, même si le titre reste en repli de 5,4 % sur trois mois. Sur un an, Eurofins affiche néanmoins une solide performance de 23,72 %, témoignant d'un regain de confiance des investisseurs après les déceptions de l'automne. Le relèvement d'objectif de Bernstein intervient dans un contexte où le groupe avait confirmé fin octobre ses objectifs pour 2025, malgré un environnement de change défavorable et un ralentissement de la croissance organique au troisième trimestre. Les activités Food & Feed et Environment Testing en Europe et Amérique du Nord portent la dynamique commerciale, compensant la faiblesse persistante du segment BioPharma. Le cours évolue actuellement au-dessus de sa moyenne mobile à 200 séances établie à 59,07 euros, signe d'une tendance de fond qui reste constructive sur l'année écoulée. Des indicateurs techniques en phase de stabilisation L'analyse technique révèle un titre en phase de consolidation après plusieurs semaines de volatilité. Le RSI affiche une valeur de 44, une zone neutre qui n'indique ni excès d'achat ni de vente, laissant place à une poursuite du mouvement haussier amorcé cette semaine. Le MACD présente une configuration encourageante avec un histogramme positif à 0,02, suggérant un léger retournement de tendance après plusieurs séances difficiles. Le cours évolue entre la borne inférieure des bandes de Bollinger à 56,60 euros et la borne supérieure à 59,84 euros, avec une volatilité mensuelle contenue à 4,16. Le franchissement du seuil de résistance à 59,50 euros reste à portée immédiate et pourrait ouvrir la voie à un nouveau palier technique, tandis que le support à 56,74 euros offre une marge de sécurité pour les investisseurs. Le coefficient bêta négatif de -0,13 confirme une fois encore l'indépendance du titre vis-à-vis des mouvements généraux du marché parisien. Des perspectives tempérées par les vents contraires du change Si le consensus des analystes table sur un bénéfice par action de 3,46 euros en 2025 et 3,90 euros en 2026, les perspectives de court terme restent marquées par l'impact défavorable des devises. Le groupe a averti qu'un maintien du taux de change USD/EUR au niveau actuel entraînerait un effet négatif d'environ 1,6 % sur le chiffre d'affaires reporté et une réduction de 20 points de base sur la marge d'Ebitda. La croissance organique du troisième trimestre s'était établie à 4,1 %, en deçà des attentes du marché à 4,4 %, avec un ralentissement marqué de la division BioPharma passée de 1,5 % au deuxième trimestre à seulement 0,4 % au troisième. Ces éléments avaient pesé sur le titre en octobre et novembre, comme en témoigne le recul de 5,4 % sur trois mois.