L'action Euronext grimpe de plus de 15 % sur le trimestre, dans un CAC 40 atone
L'opérateur boursier paneuropéen progresse nettement ce lundi, dans un CAC 40 quasi stable qui gagne à peine 0,1 % en séance. Le titre consolide au-dessus de ses moyennes mobiles, portant sa performance trimestrielle à plus de 15 %.
Un rebond de 1,32 % qui installe le titre au-dessus de toutes ses moyennes mobiles
L'action Euronext cote 161,60 € en séance, en hausse de 1,32 % par rapport à la dernière clôture de vendredi (159,50 €). Le titre évolue au-dessus de sa MM20 à 159,79 € (écart de +1,13 %) et de sa MM50 à 158,19 € (écart de +2,16 %), deux seuils qu'il avait déjà franchis lors de son rebond de 2 % la semaine dernière. La MM200, elle, est à 141,44 €, soit près de 14 % en dessous du cours actuel, ce qui illustre l'ampleur de la tendance haussière de fond engagée depuis un an.
Sur sept jours glissants, le gain atteint près de 3 %, et sur trois mois, le titre affiche plus de 15 % de hausse. La configuration technique reste cohérente : le RSI à 51 signale un territoire neutre, sans excès ni dans un sens ni dans l'autre, et le MACD histogram positif à 0,11 trahit une légère pression acheteuse qui prend le dessus sur le signal de vente. La prochaine résistance se situe à 165,30 €, soit environ 2,3 % au-dessus du cours actuel.
Un regain dans un marché peu mobile, sur fond de trêve commerciale US-Chine prolongée
La progression d'Euronext s'inscrit dans un contexte de marché particulièrement calme : le CAC 40 ne bouge que de +0,12 % en séance, le SBF 120 de +0,10 %, tandis que le DAX gagne 0,64 % et le FTSE 100 à peine 0,09 %. Le VIX, qui mesure la volatilité implicite aux États-Unis, monte à 16,28 points ce lundi, contre 14,87 en fin de séance précédente, soit un bond de près de 9,5 % en intraday qui traduit une légère hausse des craintes sur les marchés américains. Ce contexte de regain d'incertitude peut, indirectement, soutenir les volumes traités sur les places européennes dont Euronext est l'infrastructure.
Sur le plan fondamental, les volumes d'activité conditionnent directement les revenus de l'opérateur : lors de la publication des résultats du T2 2026 début août, la société avait affiché un chiffre d'affaires en hausse de 16,9 % et un bénéfice par action ajusté record à 2,42 €. Par ailleurs, le programme de rachat d'actions de 750 M€, annoncé en avril 2026 et exécuté à environ 23 % à début août (174 M€ rachetés), constitue un soutien mécanique au titre en réduisant progressivement le nombre d'actions en circulation. Le support identifié à 157,00 € reste à plus de 2,8 % sous le cours actuel.