Euronext : revenus en hausse de 24,9 % au troisième trimestre, au-dessus des attentes, et rachat d'actions
Euronext a publié le 5 novembre 2026 un chiffre d'affaires et produits de 547,4 millions d'euros au troisième trimestre, en hausse de 24,9 % sur un an. Ce total dépasse les 524 millions d'euros attendus en moyenne par les analystes.
À périmètre et changes constants, la progression revient à 17,6 %, à 519,5 millions d'euros. L'écart de 7,3 points entre croissance publiée et croissance à périmètre et changes constants reflète les effets de périmètre et de change, notamment la contribution de la Bourse d'Athènes, acquise en novembre 2025.
La croissance est d'abord venue des activités liées aux volumes. Les revenus non liés aux volumes ne pèsent plus que 55 % du total, contre 60 % un an plus tôt. Le groupe a par ailleurs annoncé un programme de rachat d'actions d'un maximum de 350 millions d'euros, soit environ 2 % de son capital.
La marge d'EBITDA ajusté gagne 3,3 points, à 66,5 %
Les charges opérationnelles sous-jacentes hors dépréciations et amortissements ont augmenté de 13,5 %, à 183,3 millions d'euros, soit un rythme près de deux fois inférieur à celui des revenus. L'EBITDA ajusté progresse ainsi de 31,6 %, à 364,2 millions d'euros, et sa marge gagne 3,3 points, à 66,5 %.
À périmètre et changes constants, l'EBITDA ajusté augmente de 23,2 % et sa marge de 3,0 points. L'EBITDA publié, qui intègre 8,4 millions d'euros de charges non récurrentes liées pour l'essentiel à l'intégration d'Euronext Athens, d'Admincontrol et de GRSS, progresse de 29,3 %, à 355,8 millions d'euros.
Le résultat net part du groupe s'établit à 194,9 millions d'euros, en hausse de 30,2 %, et le résultat net ajusté à 223,2 millions d'euros, en hausse de 32,0 %.
Le BPA ajusté dilué atteint 2,17 €, au-dessus des 2,02 € anticipés en moyenne par les analystes. Le groupe a abaissé à 760 millions d'euros, contre 770 millions initialement, son objectif de charges sous-jacentes hors dépréciations et amortissements pour 2026.
Obligations et électricité en tête, Athènes porte une partie de la hausse des actions
Le pôle taux, matières premières et devises (FICC) affiche la plus forte progression, de 48,1 %, à 121,3 millions d'euros, et de 47,1 % à périmètre et changes constants. La négociation et la compensation obligataires bondissent de 56,2 %, à 73,1 millions d'euros, grâce à des records mensuels successifs de volumes sur MTS.
Les matières premières progressent de 42,1 %, à 39,3 millions d'euros, portées par l'activité sur les contrats à terme d'électricité de Nord Pool et par les produits agricoles.
Le pôle actions augmente de 33,0 %, à 124,6 millions d'euros, mais de 16,2 % seulement à périmètre et changes constants : la consolidation d'Athènes explique une part importante de la hausse publiée.
Premier pôle du groupe, Marchés de capitaux et solutions de données progresse de 14,1 %, à 192,2 millions d'euros (+8,4 % en organique). La conservation et le règlement-livraison gagnent 12,2 %, à 86,7 millions d'euros (+5,4 % en organique). Les revenus non liés aux volumes couvrent 165 % des charges sous-jacentes, contre 162 % un an plus tôt.
Un flux de trésorerie opérationnel en baisse, lié aux chambres de compensation
Les flux nets de trésorerie liés à l'activité reculent à 208,2 millions d'euros, contre 401,0 millions un an plus tôt. Le groupe attribue cette baisse à la variation négative du besoin en fonds de roulement des chambres de compensation, ainsi qu'à un impôt plus élevé. Hors cet effet, ces flux représentent 88,5 % de l'EBITDA.
La trésorerie atteint 1 450,5 millions d'euros au 30 septembre, contre 1 311,2 millions au 30 juin. Le ratio dette nette sur EBITDA s'établit à 1,1 fois, dans la fourchette visée par le plan stratégique « Innovate for Growth 2027 ».
Le programme de rachat débutera le 9 novembre 2026, pour une durée maximale de douze mois. Il intervient alors que Stéphane Boujnah, qui a évoqué « la meilleure performance trimestrielle depuis l'introduction en Bourse », quittera ses fonctions en mai 2027.
Le conseil de surveillance entend proposer David Knibbe, directeur général de NN Group, pour lui succéder, sous réserve des autorisations requises et du vote de l'assemblée générale du 20 mai 2027.
Au total, la hausse des revenus, plus rapide que celle des charges, se traduit dans la marge, alors que la part des activités récurrentes dans le chiffre d'affaires recule face à la progression des volumes de négociation.