L'action Eutelsat glisse encore et casse son support à 2,38 €
L'opérateur satellitaire prolonge sa glissade en milieu de matinée, alors que la place parisienne évolue à l'équilibre. Le titre s'enfonce dans le bas du SBF 120 et casse un nouveau seuil technique surveillé depuis plusieurs séances. La pression vendeuse ne faiblit pas, malgré une dynamique commerciale soutenue autour de la connectivité en orbite basse.
Le titre casse son support à 2,38 € et chute parmi les pires baisses du SBF 120
L'action Eutelsat Communications cède 3,62 % à 2,34 € en séance, signant l'une des plus fortes baisses du SBF 120, juste derrière Exosens. Le titre a enfoncé en séance son support à 2,38 €, déjà cassé hier lors d'une chute de plus de 4 %. La rupture confirme la dégradation amorcée fin mai, avec un repli de près de 10 % sur une semaine et de plus de 38 % sur un mois. Le RSI à 35 traduit l'épuisement vendeur sans signaler de survente franche, tandis que le cours évolue désormais 12,6 % sous sa MM200 (2,68 €) et près de 24 % sous sa MM20 (3,08 €), un écartement qui mesure l'ampleur de la correction depuis le sommet de fin mai.
La dynamique commerciale autour des services LEO ne suffit pas à enrayer la correction
Le flux d'annonces reste pourtant nourri sur le segment de la connectivité en orbite basse. La société a confirmé hier l'élargissement de son partenariat maritime avec AST Networks, un accord pluriannuel portant sur plusieurs millions de dollars autour de la constellation OneWeb. Plus tôt en juin, le groupe avait également signé le contrat CENTAURE avec le ministère français des Armées, d'une valeur maximale de 350 M€ sur huit ans.
Ces signatures n'ont pas inversé la trajectoire boursière, alors que la publication des résultats sur neuf mois 2025/2026, le 12 mai, avait fait état d'un effet de change négatif de 42 millions d'euros et d'un chiffre d'affaires opérationnel quasi stable, malgré une progression de 50 % de l'activité LEO sur un an. Le prochain niveau technique observable se situe désormais sur la zone du précédent point bas, alors que les bornes basses des moyennes mobiles continuent de s'éloigner du cours.