L'action Forvia lanterne rouge du SBF 120 après un rebond avorté
Forvia termine le bas du tableau du SBF 120 ce vendredi, alors que le CAC 40 progresse de près de 1 % en séance. La journée illustre la forte volatilité qui caractérise le titre depuis plusieurs semaines : un pic au-dessus de la résistance en début de séance, suivi d'un net retournement.
Un franchissement de résistance avavorté qui ramène le titre à la lanterne rouge du SBF 120
Forvia perd 2,49 % à 9,49 € en séance, alors que le SBF 120 gagne 0,92 %. Le titre a pourtant franchi à la hausse sa résistance à 9,93 € en cours de séance, montant jusqu'à 9,98 €, avant de repasser nettement en dessous. Ce retournement place l'équipementier en dernière position de l'indice large, rattrapé par le souvenir du rebond de la veille, qui l'avait propulsé en tête du SBF 120 avec plus de 11 % sur la semaine. Le RSI retombe à 60 après avoir probablement frôlé des niveaux de surachat en intraday, ce qui traduit la rapidité de la correction.
Le titre reste néanmoins au-dessus de sa MM20 à 9,16 € (écart de +3,60 %) et de sa MM50 à 9,09 € (écart de +4,40 %), deux seuils qui constituent désormais le premier filet en cas de poursuite du repli. Le support à 8,60 € reste éloigné, mais le titre a déjà testé cette zone début septembre, comme le rappelle le repli qui l'avait amené à flirter avec ce seuil le 2 septembre. La résistance à 9,93 €, effleurée puis rejetée aujourd'hui, reste le niveau à surveiller pour confirmer un changement de dynamique.
Des positions courtes encore élevées et un contexte macro qui pèse sur l'équipementier
Selon les déclarations consultées, quatre fonds cumulent 3,82 % du capital de Forvia en positions courtes nettes, en légère baisse de 0,24 point sur trente jours (contre 4,06 % il y a un mois, dernière déclaration au 3 septembre). Ce niveau reste au-dessus du seuil de 3 %, ce qui indique qu'une fraction significative des institutionnels demeure positionnée à la baisse sur la valeur, même si la tendance récente est à la réduction progressive de ces paris baissiers. Cela ne préjuge pas des intentions précises de ces fonds, qui peuvent couvrir une exposition ou spéculer sur un repli.
Le contexte macro complique par ailleurs la lecture du titre. La BCE a relevé son taux directeur à 2,50 % ce 11 septembre, deuxième hausse de l'année, dans un environnement marqué par une inflation énergétique persistante. Pour un équipementier automobile dont les résultats du T1 2026 (publiés le 24 avril) mentionnaient déjà des pressions inflationnistes sur les coûts de production parmi les principaux risques, ce resserrement monétaire prolonge l'incertitude sur les marges.
Sur un an, le titre affiche encore -15 %, bien en dessous de sa MM200 à 11,00 €. Le retour durable au-dessus de la résistance à 9,93 €, rejetée aujourd'hui, constituerait le signal technique le plus concret d'une amélioration de la dynamique.