L'action GTT cède près de 3 % et casse son support à 196,50 €
Le concepteur français des cuves de méthaniers cède du terrain en début d'après-midi, dans un marché parisien stable. Le titre enfonce un seuil technique surveillé depuis plusieurs séances, alors que le baril prolonge sa correction et que la perspective d'un retour du brut iranien rebat les cartes du secteur énergétique.
Le titre enfonce son support à 196,50 € et lâche ses moyennes mobiles courtes
L'action GTT perd 2,96 % à 193,20 € en séance, après avoir enfoncé en cours de matinée son support à 196,50 €, qu'elle ne parvient pas à reconquérir. Le titre repasse ainsi nettement en dessous de sa MM20 (201,12 €) et de sa MM50 (202,50 €), avec un écart d'environ 4 % sur chacune, ce qui acte une rupture de la dynamique de court terme. La MM200, à 180,87 €, reste en revanche à près de 7 % sous le cours et constitue le prochain repère de moyen terme en cas de prolongation de la baisse. Le RSI à 44 reflète un titre affaibli sans configuration de survente.
Le repli atteint près de 8 % sur un mois, alors que la performance sur un an reste positive de plus de 16 %. Le mouvement s'inscrit dans un contexte sectoriel défavorable : le Brent recule de 4,3 % en séance, à 79,62 $, et abandonne près de 17 % depuis le 7 juin. La détente des prix du pétrole, sur fond de mémorandum États-Unis–Iran prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée d'une partie des sanctions sur le brut iranien, pèse sur l'ensemble des valeurs parapétrolières françaises.
Une rafale de contrats GNL qui ne suffit pas à soutenir le titre en séance
Le repli intervient pourtant alors que l'activité commerciale de GTT reste soutenue. La société a annoncé hier une commande de son partenaire China Chengda Engineering pour la conception de trois réservoirs terrestres de stockage de GNL de 240 000 m³ chacun, destinés au terminal méthanier de Yuedong. Ces installations seront les plus grandes au monde équipées de la technologie GST du groupe. Plus tôt en mai, l'ingénieur de Saint-Rémy-lès-Chevreuse avait également été sélectionné pour les cuves de quatre méthaniers BW LNG, signe d'un carnet de commandes toujours bien orienté.
Le décalage entre flux d'actualité commerciale et trajectoire boursière illustre la prégnance de la thématique macro sur le secteur énergie. La cassure du support à 196,50 € est désormais l'élément technique clé à suivre : tant que le titre reste sous ce seuil et sous ses moyennes courtes, la dynamique de court terme reste orientée à la baisse. La MM200 à 180,87 € matérialise le prochain repère plus bas.