L'action Hermès cède 2,32% à 1 622,50€ et accuse -33,86% sur un an
L'action Hermès International recule de 2,32 % à 1 622,50 € à la mi-journée, dans un CAC 40 en repli de 0,97 %. Le titre figure parmi les cinq plus fortes baisses de l'indice parisien, aux côtés de LVMH (-3,59 %) et Kering (-1,55 %). Le luxe accuse le coup d'une séance marquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le luxe en première ligne du repli parisien
Le sellier décroche au sein d'un compartiment du luxe lourdement sanctionné. LVMH cède 3,59 %, Christian Dior 3,41 % et Kering 1,55 %. Le secteur subit l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran, qui maintient le Brent au-dessus de 103 dollars (+2,24 %). En Chine, premier débouché du luxe mondial, les prix à la production ont bondi de 2,8 % sur un an en avril, leur plus forte hausse depuis juillet 2022.
Le titre Hermès affiche désormais -23,61 % sur trois mois et -33,86 % sur un an. Pour mémoire, le groupe avait publié le 15 avril un chiffre d'affaires trimestriel de 4,1 milliards d'euros, marqué par une croissance organique de 6 % à taux constants mais un effet de change négatif de 290 millions d'euros, déclenchant un décrochage de plus de 10 % en séance. Le contexte sectoriel reste contrasté : les exportations horlogères suisses vers la Chine progressent de 4,2 % sur un an, mais le retail chinois ne croît que de 1,7 % en mars.
Sous toutes les moyennes mobiles, le support à 1 588 € en ligne de mire
Le cours évolue sous l'ensemble de ses moyennes mobiles : il est à 2,86 % sous la MM20 (1 670,31 €), à 7,45 % sous la MM50 (1 753,03 €) et à plus de 20 % sous la MM200 (2 029,29 €). Cette configuration confirme la dégradation de tendance amorcée depuis la publication du premier trimestre. Le RSI à 47 reste neutre et n'envoie pas de signal d'épuisement. Dans les bandes de Bollinger, le cours se situe dans la partie basse à 29 % de la fourchette, à proximité de la borne inférieure (1 556,21 €).
Le support technique à 1 588 € est désormais à environ 2 % du cours. Sur le plan de la valorisation, le titre se paie 36 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours selon le consensus de 21 analystes, contre une moyenne sectorielle « Consumer Discretionary » de 14,5 fois. Le prochain rendez-vous figurant au calendrier financier est la publication des résultats du premier semestre 2026, attendue le 29 juillet 2026.