L'action Hermes décroche de 4 %, plombée par les tensions au Moyen-Orient
Le sellier du faubourg Saint-Honoré subit un fort décrochage à la mi-séance, dans un CAC 40 lourdement chahuté par le regain de tensions géopolitiques. Le titre efface d'un coup ses tentatives de rebond du début juillet et bascule à nouveau dans le bas de l'indice parisien.
Un décrochage qui replace le titre parmi les plus fortes baisses du CAC 40
L'action Hermès International perd 4,09 % à 1 573,00 €, parmi les plus fortes baisses du CAC 40. L'indice parisien cède 2,21 % en séance, plombé par un regain de tensions au Moyen-Orient après des frappes américaines contre l'Iran et une riposte iranienne revendiquée au Koweït et à Bahreïn. Le VIX bondit de près de 20 % à 18,63, traduisant un net retour de la volatilité sur les marchés.
Le compartiment du luxe parisien accompagne le mouvement, avec Kering en repli de 3,53 %, Christian Dior de 3,06 % et LVMH de 2,84 %. Le décrochage du jour efface l'essentiel du rebond amorcé la semaine passée, quand le titre avait repris 2 % en visant sa moyenne mobile à 20 jours.
Le titre repasse sous ses trois moyennes mobiles avec un RSI revenu à la neutralité
Le repli du jour ramène le cours à 4,91 % sous sa MM20 (1 654,20 €) et 3,53 % sous sa MM50 (1 630,64 €), tandis que la MM200 (1 926,08 €) reste éloignée de 18,33 %. Le titre revient au contact de son support technique identifié à 1 564 €, dont la tenue conditionne la suite du mouvement. Le RSI à 50 traduit une bascule brutale vers la neutralité, après les tentatives de reprise du début du mois.
Selon le consensus des analystes recensés, la valeur se paie environ 35,4 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 30,6 fois ceux de l'exercice suivant, un multiple qui laisse peu de marge dans un contexte de conjoncture luxe fragile en Chine (ventes de bijouterie et or en repli de 8,9 % sur un an en mai selon le NBS). Le prochain rendez-vous majeur reste la publication du chiffre d'affaires semestriel, attendue à la fin du mois.