L'action Hermès grimpe de 2 %, portée par le rebond du luxe
Le sellier du faubourg Saint-Honoré poursuit son redressement à Paris, dans un compartiment du luxe à nouveau bien orienté. Le titre prolonge la dynamique haussière entamée la semaine dernière, alors que la maison vient d'inaugurer une nouvelle adresse à Londres.
Le titre repasse au-dessus de ses moyennes courtes et regagne du terrain technique
L'action Hermès gagne 1,99 % à 1 746 € en fin d'après-midi, parmi les plus fortes hausses du CAC 40, qui progresse de 0,82 % en séance. Le titre profite du sursaut du compartiment du luxe, aux côtés de LVMH (+2,07 %) et Kering (+1,58 %). Le mouvement prolonge le rebond engagé la semaine passée : la valeur signe +6,24 % sur sept jours et +10,82 % sur un mois, après une longue séquence baissière qui pèse toujours sur la performance annuelle (-23,92 %).
Le cours repasse nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (1 627,68 €) et de sa MM50 (1 646,26 €), avec un écart d'environ 6 à 7 % sur ces deux références. La MM200, à 1 961,04 €, reste en revanche près de 11 % au-dessus du cours et matérialise la résistance de moyen terme à reconquérir. Le RSI à 62 traduit la reprise de la dynamique sans encore signaler de surchauffe.
Une nouvelle adresse londonienne et un consensus de valorisation qui reste tendu
Le groupe a annoncé l'ouverture d'une nouvelle maison à Londres au 166 New Bond Street, dans l'un des principaux axes commerçants de la capitale britannique. Cette inauguration s'inscrit dans une séquence d'ouvertures à l'international, après Nagoya début juin et Osaka en mai. Lors de la publication des résultats annuels 2025 (le 11 février 2026), la maison avait confirmé un objectif de progression du chiffre d'affaires à taux constants ambitieux à moyen terme.
Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 39 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours et 34 fois ceux de l'exercice suivant, un niveau de valorisation qui reste élevé. Le contexte sectoriel demeure contrasté en Chine, avec un recul de 21,3 % en glissement annuel des ventes de bijouterie et d'or selon les dernières données NBS d'avril.