L'action Hermès tombe à un plus bas depuis 2022 avant de rebondir
Le sellier parisien a inscrit ce lundi un plancher intraday inédit depuis 2022, avant de se reprendre pour finir en territoire positif dans un marché parisien en repli. La séance illustre une tension persistante sur le titre, qui reste sous ses trois moyennes mobiles et accuse plus de 32 % de recul sur un an.
Un plus bas de quatre ans à 1 388 € marqué en séance malgré un rebond de clôture
L'action Hermès International a touché 1 388 € en séance, battant son précédent plancher bas de quatre ans à 1 395 € atteint en 2022, année marquée par la guerre en Ukraine et la remontée des taux. Le titre s'est ensuite ressaisi pour clôturer à 1 418 €, soit un gain de 1,32 % par rapport à la dernière clôture de vendredi à 1 399,50 €. Ce rebond intervient dans un contexte difficile pour le marché parisien, le CAC 40 ayant terminé en repli de 0,85 % à la clôture du jour, avec la volatilité en nette hausse (VIX à 17,28, contre 15,84 vendredi).
Sur un mois, le titre cède plus de 10 %, et son repli sur un an dépasse 32 %, une pression durable qui reflète notamment l'impact des devises défavorables signalé lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 29 juillet dernier, où un effet de change négatif de plus de 360 M€ avait pesé sur le chiffre d'affaires. La configuration technique reste tendue : le cours évolue en dessous de la MM20 à 1 524,33 € (écart de près de 7 %) et très en dessous de la MM200 à 1 797,20 €, soit plus de 21 % d'écart. Le RSI à 30 frôle le seuil de survente, ce qui traduit l'essoufflement vendeur accumulé depuis plusieurs semaines, sans constituer pour autant un signal de retournement établi.
AlphaValue/Baader relève son avis sur Hermès et vise 1 730 €, soit un potentiel de 22 %
Ce lundi, AlphaValue/Baader Europe a revu sa position sur le titre dans son suivi des analystes, passant d'un avis « acheter » à « accumuler » tout en abaissant significativement son objectif de cours, de 2 339 € à 1 730 €. Rapporté au cours de clôture de 1 418 €, cet objectif laisse un potentiel de hausse théorique d'environ 22 %. La révision à la baisse de la cible témoigne d'une réévaluation du titre dans un environnement où le luxe mondial subit des vents contraires : les exportations horlogères suisses vers la Chine ont reculé de 18,5 % sur un an en juillet 2026, et les ventes au détail chinoises restent atones avec une croissance quasi nulle.
Hermès, exposé à cette zone, avait du reste signalé lors de la publication semestrielle du 29 juillet un recul de 4 % au Moyen-Orient et une baisse de son métier Parfum et Beauté à taux constants. Dans ce contexte, la résistance identifiée à 1 644,50 € constitue le premier cap à franchir avant tout retour vers les niveaux ciblés par la maison de courtage.