L'action Inventiva progresse de 4 % à mi-journée après la fin de la stabilisation
La biotech dijonnaise Inventiva affiche une progression de 4 % à mi-journée ce mardi 25 novembre, portant le cours à 3,64 euros. Cette hausse intervient au lendemain de l'annonce de la fin des opérations de stabilisation liées à l'offre publique réalisée aux États-Unis, qui avait permis à la société de lever 139,3 millions d'euros et de sécuriser sa trésorerie jusqu'au premier trimestre 2027.
La période de stabilisation, débutée le 13 novembre 2025, s'est achevée le 17 novembre, après l'exercice intégral de l'option des teneurs de livre de souscrire à 5 844 155 American Depositary Shares supplémentaires. Cette opération de refinancement, menée sur le Nasdaq, a permis de lever 172,5 millions de dollars sous la forme d'actions nouvelles. Le titre progresse de 4 % à 3,64 euros en milieu de séance, avec une part de capital échangée de 0,15 %, dans un marché parisien en légère hausse de 0,12 %. Sur une semaine, la valeur affiche un gain de 3,12 %, bien qu'elle reste en retrait de 6,19 % sur trois mois. Sur un an, la performance s'élève néanmoins à 48,88 %, surpassant largement les 9,85 % du CAC 40.
Cette levée de fonds répond à un besoin de trésorerie crucial pour la biotech spécialisée dans le traitement de la MASH. Les fonds complètent la trésorerie pour financer la poursuite de l'essai clinique de phase III concernant le lanifibranor, son candidat médicament phare. Les principaux résultats de cette étude stratégique sont attendus pour le deuxième semestre 2026. Au 30 septembre 2025, la trésorerie et les équivalents de trésorerie s'élevaient à 97,6 millions d'euros, niveau proche des 96,6 millions d'euros de fin 2024.
Sur le plan technique, le titre évolue sous sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 3,94 euros, mais au-dessus de sa moyenne à 200 jours établie à 3,29 euros. Cette configuration traduit une consolidation de moyen terme après les récentes levées de fonds dilutives. Le RSI à 44 indique un territoire neutre, sans signal de survente ni de surachat, laissant la place à une poursuite du mouvement haussier actuel. L'indicateur Stochastique affiche quant à lui un signal d'achat, cohérent avec le rebond observé depuis l'ouverture. La volatilité reste élevée à 23,34 % sur un mois, caractéristique des valeurs biotechnologiques en phase clinique avancée.
Le titre évolue entre un support à 3,04 euros et une résistance majeure à 4 euros. La bande de Bollinger supérieure se situe à 3,77 euros, proche du cours actuel, suggérant une possible consolidation à court terme avant une tentative de franchissement de la résistance psychologique des 4 euros. L'histogramme MACD positif à 0,05 confirme une divergence haussière naissante, tandis que le CMF à 0,09 témoigne d'une pression acheteuse modérée mais présente sur les dernières séances.
La biotech a consommé plus de 40 millions d'euros de liquidités sur les six premiers mois de l'année dans son volet recherche et développement, dépenses principalement liées à l'essai de phase III. La trésorerie nette utilisée dans les activités opérationnelles s'est élevée à 76,3 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2025, contre 63,7 millions pour la même période en 2024, en hausse de 20 %. La récente levée de fonds assure désormais la visibilité financière jusqu'aux résultats pivots attendus mi-2026 ou 2027, étape déterminante pour l'avenir commercial du lanifibranor dans le traitement de cette maladie hépatique chronique touchant des millions de patients. La société dijonnaise, cotée simultanément sur Euronext Paris et le Nasdaq, bénéficie d'une exposition accrue auprès des investisseurs américains spécialisés dans la biotech, secteur où les valorisations restent soutenues malgré la volatilité intrinsèque.