L'action Kering lâche plus de 2 %
Dans un marché parisien légèrement négatif ce mardi, Kering subit un repli marqué qui le place parmi les valeurs les plus mal orientées de l'indice. Le titre reste pris en étau sous ses trois moyennes mobiles, dans un contexte sectoriel difficile où les signaux en provenance de Chine restent mitigés.
Kering perd 2,3 % en séance et s'enfonce sous ses trois moyennes mobiles clés
Kering cède 2,3 % à 248,20 € en milieu de séance, alors que le CAC 40 recule de 0,41 %. Avec un rang de 36e sur 40 valeurs de l'indice, le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40. Sur un mois glissant, la perte atteint 12,67 %, ce qui illustre une dégradation soutenue depuis plusieurs semaines. La configuration technique reste clairement baissière.
Le cours s'établit en dessous de la MM20 à 265,55 € (écart de -6,53 %), en dessous de la MM50 à 260,27 € (écart de -4,64 %) et en dessous de la MM200 à 267,50 € (écart de -7,21 %) : les trois moyennes pèsent simultanément au-dessus du titre, sans qu'aucun signe de retournement ne soit visible. Le RSI à 44 reste en territoire neutre, sans signaler d'épuisement vendeur franc. Le support à 238,80 € constitue la prochaine zone de référence baissière à surveiller.
Des résultats semestriels sous pression et un contexte Chine défavorable pour le luxe
Lors de la publication des résultats du S1 2026 le 29 juillet, les comptes semestriels avaient révélé un tableau contrasté : le résultat net part du Groupe avait reculé de 60 % à 189 millions d'euros, tandis que le chiffre d'affaires de Gucci fléchissait de 5 % en comparable. Des charges non courantes de 223 millions d'euros (cessions, dépréciations, restructurations) avaient pesé sur la rentabilité. Sur un versant plus positif, la cession de Kering Beauté avait permis de réduire l'endettement net de 4,7 milliards d'euros, et Kering Jewelry avait progressé de 20 % en comparable avec une marge courante en hausse de 2,7 points. La direction avait alors indiqué vouloir renouer avec la croissance tout en améliorant la profitabilité.
Le contexte macroéconomique sur le marché chinois complique la tâche : les ventes de bijouterie en Chine ont reculé de 10,1 % en glissement annuel en juillet 2026, selon les données NBS, et les exportations horlogères suisses vers la Chine ont chuté de 16,5 % sur la même période. À ce niveau de cours, selon le consensus des analystes recensés, le titre traite à environ 38,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 24,9 fois ceux de l'exercice suivant. La VIX en hausse de 10,53 % en séance traduit par ailleurs une nervosité accrue sur l'ensemble des marchés ce mardi.