L'action Kering rebondit de 3% et signe la meilleure hausse du CAC 40
Le groupe de luxe parisien signe ce mardi la meilleure performance du CAC 40, rebondissant nettement après plusieurs séances consécutives dans le rouge. Ce regain intervient alors que Rothschild & Co Redburn vient d'abaisser son avis sur le titre, un signal qui n'a pas pesé sur le cours en séance.
Un rebond en tête du CAC 40 qui ne comble pas un mois de repli marqué
Kering gagne 3,27 % à 249,30 € en séance, se hissant ainsi en tête d'un CAC 40 quasi stable (-0,06 %). Le rebond du jour est le plus fort de l'indice, dans un marché parisien sans dynamique particulière. Il atténue partiellement le repli mensuel, qui reste néanmoins considérable à -13,54 % sur un mois, une dégradation que la hausse du jour ne compense qu'à la marge. Sur la semaine, le titre cède encore 2,44 %, ce qui illustre la persistance de la pression baissière à court terme.
Le titre reste en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 257,73 €, la MM50 à 258,67 € et la MM200 à 266,34 €, soit des écarts négatifs respectifs de 3,83 %, 4,18 % et 6,94 %. Le RSI à 37 se situe en zone basse sans atteindre la survente extrême, mais il témoigne de l'épuisement de la dynamique vendeur sur la séance, cohérent avec ce rebond après plusieurs journées dans le rouge. La résistance la plus proche se situe à 292,85 €, soit à plus de 18 % au-dessus du cours actuel.
Rothschild dégrade l'avis sur Kering et abaisse son objectif à 225,76 €
Dans ce contexte, l'avis des analystes se durcit encore sur la valeur. Rothschild & Co Redburn a abaissé son opinion sur Kering de « neutre » à « vendre » le 7 septembre, tout en révisant son objectif de cours de 235,00 € à 225,76 €, soit un potentiel de baisse de près de 9 % par rapport au cours actuel. Cette dégradation intervient dans un contexte fondamental difficile : lors de la publication des résultats du S1 2026 le 29 juillet, le groupe avait fait état d'un recul du chiffre d'affaires de Gucci de 5 % en comparable et d'une chute du résultat net part du groupe de 60 % à 189 millions d'euros.
Le secteur reste globalement sous pression en Chine, premier marché du luxe mondial, où les ventes de bijouterie affichent un recul de 10,1 % en glissement annuel en juillet 2026 selon les données officielles NBS. En revanche, les résultats semestriels avaient mis en avant la cession de Kering Beauté, qui a permis de réduire l'endettement net de 4,7 milliards d'euros, et la progression de Kering Jewelry de 20 % en comparable. Le prochain signal pour le titre viendra du test de son support à 241,40 €, au contact duquel il cotait encore la veille.