L'action Kering affiche ce jeudi 18 décembre à mi-journée une baisse de 2,25 %, repassant sous les 306 euros à 305,95 euros, après avoir clôturé la veille à 313 euros. Les volumes restent particulièrement faibles, avec seulement 0,03 % du capital échangé durant la séance, témoignant d'une attentisme persistant des investisseurs malgré l'annonce stratégique de lundi. Sur une semaine, le titre conserve toutefois une progression de 5,94 % et affiche une performance remarquable de 27,93 % depuis un an, confirmant un redressement progressif depuis les niveaux historiquement bas de 2024.Ce repli intervient dans un environnement de marché contrasté pour le secteur du luxe. La publication d'une note d'Oddo BHF maintenant sa recommandation à Neutre avec un objectif de cours à 322 euros n'a pas suffi à soutenir le titre. La prudence des analystes reflète l'incertitude persistante sur la capacité du groupe à redresser durablement sa rentabilité, malgré les efforts de désendettement engagés par la nouvelle direction. Les investisseurs semblent également intégrer les perspectives d'un quatrième trimestre probablement similaire au troisième, sans amélioration significative à court terme. Une opération immobilière stratégique à 900 millions de dollars Kering a annoncé mardi avoir finalisé un accord de co-investissement avec Ardian portant sur un immeuble situé à New York, pour un montant net de 690 millions de dollars, soit 587 millions d'euros, dans le cadre d'une transaction valorisée à 900 millions de dollars. Le groupe apporte cet actif à une joint-venture dans laquelle Ardian détiendra 60 % et Kering conservera 40 %. Cette opération s'inscrit dans la continuité d'un partenariat similaire conclu en janvier 2025 à Paris, qui avait permis au groupe de dégager 837 millions d'euros.L'immeuble situé au 715-717 Cinquième Avenue comprend environ 10 700 mètres carrés d'espaces retail de luxe sur plusieurs niveaux. Acquis par Kering en janvier 2024 pour 885 millions d'euros, l'actif est ainsi partiellement cédé moins d'un an après son acquisition. Le groupe contrôlé par la famille Pinault, confronté à une lourde dette et au ralentissement du luxe, cherche à réduire ses coûts et à se renflouer en vendant certains actifs immobiliers. Cette stratégie permet au groupe de sécuriser l'usage commercial de lieux emblématiques tout en améliorant sa structure financière, dans un contexte où la dette atteignait 9,5 milliards d'euros au premier semestre 2025. Des signaux techniques contrastés entre résistance et consolidation Sur le plan technique, l'action Kering évolue dans une zone d'incertitude malgré sa forte remontée depuis le début de l'automne. Le RSI se maintient à 66, approchant la limite de la zone de surachat à 70, ce qui suggère un risque de consolidation à court terme après plusieurs semaines de hausse. Cet indicateur reflète un momentum positif mais qui pourrait rapidement s'essouffler si les volumes ne s'amplifient pas.L'histogramme du MACD affiche une valeur positive à 2,54, signalant un regain de dynamique haussière. Toutefois, le cours évolue désormais très proche de sa moyenne mobile à 50 jours établie à 306,74 euros, un niveau qui fait office de support technique immédiat. Le franchissement de la résistance majeure à 321,35 euros constituerait un signal de poursuite de la tendance haussière, tandis qu'un retour sous le support à 286,50 euros fragiliserait la configuration actuelle. La moyenne mobile à 200 jours, située à 230,84 euros, confirme néanmoins une tendance de fond résolument haussière sur plusieurs mois, illustrant le redressement du titre depuis ses plus bas de début 2025. Les prochaines séances seront déterminantes pour confirmer ou non la poursuite du mouvement de reprise.