L'action KERING s'adjuge 3,52 % en clôture du 10 novembre
Le titre du géant du luxe a clôturé en progression lundi, gagnant 3,52 % à 310,45 €. Cette hausse intervient dans un contexte de redynamisation du cours depuis plusieurs mois, même si les volumes d'échanges restent réduits. Kering poursuit ainsi un mouvement de reprise après une période d'intense volatilité.
Kering a terminé la journée du 10 novembre à 310,45 €, en hausse de 3,52 % par rapport à la clôture précédente (299,90 €). Cette progression dépasse celle du CAC 40, qui a enregistré un gain de 1,32 % sur la même séance. Cependant, le volume d'échanges demeure très limité, la part de capital échangée s'établissant à seulement 0,18 %, révélant une liquidité réduite autour du titre. Le cours se positionne désormais nettement au-dessus de ses deux principales moyennes mobiles : la moyenne 50 jours à 285,86 € et la moyenne 200 jours à 225,29 €. Cette configuration technique soutient la dynamique haussière court terme. Sur l'ensemble de l'année, l'action affiche une performance de 40,48 %, bien au-delà du CAC 40 qui progresse de 9,77 % seulement. Sur trois mois, le rebond atteint même 43,96 %, témoignant d'une accélération marquée depuis l'été. Ces chiffres reflètent un retournement significatif pour un titre qui traversait des difficultés structurelles profondes dans les mois précédents.
Kering revient de très loin. L’action du groupe de luxe a connu une chute spectaculaire, perdant près de 40 % sur l’année 2024, avant de se redresser nettement au second semestre 2025. Cette baisse reflétait l’inquiétude des investisseurs face à la dégradation des performances financières et à l’alourdissement du bilan.
Le chiffre d’affaires est passé de 20,35 milliards d’euros en 2022 à 17,19 milliards d’euros en 2024, soit une contraction de plus de 15 %. Dans le même temps, la marge d’EBITDA a reculé de 35,6 % en 2022 à 27,1 % en 2024, traduisant une forte pression sur la rentabilité opérationnelle.
La dette financière nette a, elle, été multipliée par plus de quatre, atteignant 10,5 milliards d’euros fin 2024 contre 2,3 milliards deux ans plus tôt — une hausse liée notamment aux acquisitions de Creed (2023) et de 30 % du capital de Valentino (2023), ainsi qu’à des investissements immobiliers.
Depuis le printemps 2025, le titre Kering a doublé, porté par les annonces stratégiques et les espoirs de redressement sous la houlette du nouveau directeur général du groupe. Le partenariat annoncé le 10 novembre 2025 avec China Resources Mixc Lifestyle illustre cette volonté de repositionnement : l’accord vise à accélérer l’usage d’électricité 100 % renouvelable dans les centres commerciaux haut de gamme exploités en Chine.
Ces signaux, combinés à une légère amélioration du chiffre d’affaires observée au troisième trimestre 2025, suggèrent un regain de confiance progressif, même si la consolidation de la reprise dépendra des prochaines publications de résultats.
D'un point de vue technique, le titre confirme sa dynamique positive avec un positionnement favorable au-dessus de ses moyennes mobiles essentielles. La volatilité sur un mois s'élève à 14,01 %, reflet d'une instabilité persistante. Le RSI s'établit à 37, zone neutre légèrement acheteur, tandis que le signal Stochastique valide l'achat. Le MACD présente cependant une configuration mitigée : la ligne affiche 1,74 tandis que la signal line ressort à 6,50, produisant un histogram de -4,76 qui traduit une légère perte de momentum et suggère une possible consolidation à court terme. Le cours s'inscrit confortablement à l'intérieur des bandes de Bollinger (287,49–340,44 €), sans toucher ses extrêmes. Les indicateurs d'accumulation-distribution signalent une réserve sous-jacente : le CMF s'établit à -0,18 et le volume cumulé (OBV) affiche un solde négatif de 2 650 189 unités, indiquant des flux de capital toujours prudents malgré les gains affichés. La résistance majeure demeure fixée à 344,95 €, tandis que le support revêt une importance particulière à 282,55 €.