L'action Kering sous pression à la clôture face à l'exposition Saks Global
Le titre Kering a cédé 2,6 % mardi 20 janvier à 269,65 euros en clôture, poursuivant sa dynamique baissière dans un contexte marqué par son exposition financière à la faillite du distributeur américain Saks Global.
Le titre reste sous pression technique, affichant un repli de 14,19 % sur sept jours et de 12,89 % sur trois mois, bien que l'action affiche encore une progression de 11,1 % sur un an.
Une exposition de 60 millions de dollars à Saks Global
Le groupe de luxe français figure au deuxième rang des créanciers non garantis de Saks Global avec une créance d'environ 60 millions de dollars, derrière Chanel qui revendique 136 millions de dollars. Le distributeur américain, propriétaire de Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman, s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites le 14 janvier. Cette exposition intervient au moment où le groupe doit déjà faire face aux difficultés opérationnelles de sa marque phare Gucci et affiche une dette nette élevée.
Les analystes restent prudents sur la valeur. Bernstein et Equita SIM ont récemment révisé leurs objectifs de cours à 250 et 295 euros respectivement, Bernstein maintenant une recommandation de sous-performance et anticipant pour 2026 un chiffre d'affaires en baisse de 2,3 % et un résultat opérationnel en repli de 11,1 %. Ces recommandations laissent entrevoir un potentiel de baisse depuis le cours actuel, reflétant les incertitudes qui pèsent sur le titre.
Des signaux techniques négatifs à surveiller
Sur le plan technique, le titre évolue désormais nettement sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, établies respectivement à 302,16 euros et 241,45 euros, témoignant d'une tendance baissière structurelle. Le RSI à 37 points indique une zone de faiblesse sans pour autant signaler de survente, laissant la porte ouverte à une poursuite du repli. Le niveau de support à 276,85 euros, franchi à la baisse, constitue désormais une résistance à court terme, tandis que le seuil de résistance se situe à 317,40 euros.
Le groupe devrait toutefois bénéficier d'une bouffée d'air financière avec la finalisation prévue au premier semestre 2026 de la cession de Kering Beauté à L'Oréal pour 4 milliards d'euros en numéraire. Cette opération devrait permettre de réduire l'endettement et de recentrer le groupe sur ses activités de mode et maroquinerie, dans un contexte où le redressement reste suspendu à la capacité de stabiliser Gucci sur fond de demande chinoise encore fragile.