L'action LVMH à moins de 1 % de son support à 379,50 €, plus bas de 6 ans
Le numéro un mondial du luxe se replie légèrement en fin de séance, dans un marché parisien pourtant bien orienté. Le titre reste sous ses principales moyennes mobiles et prolonge un mouvement de fond très dégradé, que l'on retrouve chez ses deux grands comparables du secteur.
Un titre sous ses moyennes mobiles alors que le CAC 40 progresse
Pendant que le CAC 40 gagne 1,25 % en séance, l'action LVMH recule de 0,3 % à 383,85 €. Elle ferme la marche des valeurs en repli, juste devant Carrefour et Stellantis, et se classe parmi les plus fortes baisses de l'indice.
Le titre est en dessous de sa MM20 (386,45 €, écart de -0,67 %) et nettement en dessous de sa MM50 (407,25 €, écart de -5,75 %).
Le support de 379,50 €, atteint le 13 octobre lors du plus bas de six ans, se trouve à environ 1 % du cours. Le repli de 18,4 % sur trois mois montre que cette séance ne change pas la tendance : le recul du jour est modeste, mais il s'inscrit dans une pente installée depuis l'été.
Un secteur du luxe en repli prolongé, sur fond de demande chinoise
Kering et Hermès progressent pourtant ce jeudi (+0,82 % et +0,48 %), mais leurs trajectoires restent lourdes : Kering cède 20,4 % en un mois et 39,2 % sur trois mois, Hermès 6,4 % sur un mois.
Côté fondamentaux, le groupe a publié le 12 octobre un chiffre d'affaires de 18,5 Md€ au troisième trimestre, en hausse organique de 1 %, avec une mode et maroquinerie en recul de 5 %.
Lors de cette publication des neuf premiers mois 2026, LVMH citait parmi ses risques un ralentissement de la demande en Chine, et parmi ses relais de croissance la joaillerie-horlogerie (+8 % en organique) et Sephora.
Les statistiques chinoises récentes vont dans le même sens, avec une bijouterie et un or en recul de 9,6 % sur un an en septembre, d'après le bureau national des statistiques. Le groupe a par ailleurs racheté pour 2,9 Md€ d'actions sur douze mois, soit 1,5 % de sa capitalisation. Le support à 379,50 € reste le niveau à suivre.