L'action LVMH s'envole de près de 4 % et signe +13 % sur un mois
Le numéro un mondial du luxe ouvre en forte hausse à Paris, dans un CAC 40 nettement orienté à la hausse. Le titre prolonge la dynamique de reprise du compartiment du luxe, alors que Berenberg vient d'abaisser sensiblement son objectif de cours. Le mouvement intervient dans un contexte de marché marqué par une détente du Brent et un retour de l'appétit pour les actifs risqués.
Le titre franchit les 510 € et figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40
L'action LVMH gagne 3,77 % à 511,80 € à l'ouverture, après une clôture la veille à 493,20 €. Le titre figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40, dans une séance dominée par les cycliques et le luxe (Kering, Stellantis, Renault, Safran). L'indice parisien grimpe de 1,57 % en séance, porté par la détente du Brent sous 89 $ et l'espoir d'un apaisement des tensions au Moyen-Orient. La progression du jour porte la performance hebdomadaire à près de 8 % et le gain sur un mois à plus de 13 %.
Le cours repasse nettement au-dessus de ses moyennes mobiles 20 et 50 jours, situées respectivement à 474,61 € et 472,39 €, avec un écart de plus de 7 % qui traduit l'intensité du rebond. La MM200 à 542,53 € reste en revanche à 5,7 % au-dessus du cours, signe que la tendance de moyen terme n'est pas encore retournée. Le RSI à 61 accompagne la hausse sans signaler de surchauffe immédiate, tandis que le MACD reste positif. La résistance des 493 €, déjà franchie hier comme l'évoquait la séance de mercredi, est désormais clairement enfoncée.
Berenberg abaisse fortement son objectif de cours mais maintient son avis à conserver
Berenberg a abaissé le 11 juin son objectif de cours sur LVMH de 560 € à 420 €, tout en confirmant son avis à conserver. Le nouvel objectif ressort à près de 18 % sous le cours actuel, traduisant une lecture prudente du bureau d'analyse sur la valorisation du groupe. Cette révision intervient dans un contexte sectoriel toujours fragile : les ventes de bijouterie et d'or en Chine ont reculé de 21,3 % sur un an en avril selon le NBS, et les exports français de vins et spiritueux ont cédé 4 % en valeur sur le bilan 2024.
Le titre fait pourtant fi de cet ajustement, dans une séance où la BCE vient de relever ses taux directeurs de 25 points de base et où l'inflation américaine a atteint 4,2 % en mai. Le rebond du jour atténue le repli de 5,66 % du cours par rapport à la moyenne mobile 200 jours, mais ne l'efface pas. Le prochain niveau technique à surveiller est la MM200 à 542,53 €, qui constituera le test de validation d'un retournement plus durable.