L'action LVMH tombe à un plus bas de 6 ans, sous les 436 €
L'action LVMH inscrit ce mercredi un plus bas de six ans, un niveau inédit depuis les turbulences de 2020. Le titre évolue dans le bas du CAC 40, dans un contexte de marché fragilisé par une escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis qui pèse sur le sentiment général.
Un plus bas de six ans franchi en séance, dans un marché sous tension géopolitique
LVMH a touché 435,60 € en séance, enfonçant son ancien plancher à 436,20 € datant de 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19. Le cours actuel à 437,95 € reste en dessous du support à 443,10 €, qui a cédé pendant la séance sans être repris depuis. Sur un mois, le titre abandonne près de 8 %, et sur un an le recul atteint plus de 13 %.
Le groupe cède 1,58 % alors que le CAC 40 perd 0,4 % en séance, situant LVMH parmi les baisses marquées de l'indice. La montée du VIX, en hausse de près de 11 % ce jour, traduit un regain général d'aversion au risque. Ce contexte géopolitique tendu — l'Iran a lancé des frappes militaires contre plusieurs installations américaines au Moyen-Orient le 2 septembre 2026, entraînant des alertes à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït — pèse sur l'ensemble des marchés européens sans épargner les valeurs du luxe, par nature exposées à une clientèle internationale susceptible d'être affectée par une déstabilisation régionale.
Des fondamentaux sous pression, entre effets de change et demande chinoise en retrait
Au-delà de la séance, l'action LVMH évolue dans une configuration dégradée depuis plusieurs semaines. Le cours est en dessous de la MM20 à 459,94 € (écart de -4,78 %), de la MM50 à 474,73 € (écart de -7,75 %) et de la MM200 à 519,16 € (écart de -15,64 %). Le RSI à 40 approche la zone basse sans y entrer, signalant une pression vendeuse persistante sans signal d'épuisement net pour l'instant.
Du côté des fondamentaux, LVMH avait publié ses résultats du S1 2026 le 27 juillet dernier avec un ton qualifié de confiant par le groupe, mais les risques cités à cette occasion restent d'actualité : un effet de change négatif de -5 % pesant sur les ventes et le résultat opérationnel, et un effet périmètre défavorable lié aux cessions de DFS et Marc Jacobs. Le secteur du luxe fait par ailleurs face à un ralentissement de la demande en Chine, où les ventes de bijouterie en or ont reculé de 10,1 % sur un an en juillet 2026 selon les données officielles chinoises, tandis que les exportations horlogères suisses vers la Chine ont chuté de 16,5 % sur la même période. L'avis des analystes sur LVMH reste à suivre dans ce contexte, BofA Securities ayant abaissé son objectif de cours fin août tout en maintenant un avis positif sur la valeur. Le support suivant à surveiller se situe dans la zone des plus bas de 2020, désormais entamée.