L'action Maurel et Prom s'envole de près de 7 %, en tête du SBF 120
Le producteur indépendant d'hydrocarbures s'envole à la mi-journée sur Euronext Paris, à contre-courant d'un CAC 40 nettement dans le rouge. Le rebond du Brent, sur fond d'escalade militaire au Moyen-Orient, soutient les valeurs pétrolières et propulse le titre au sommet de son compartiment.
Un bond de près de 7 % qui place Maurel et Prom en tête du SBF 120
L'action Maurel et Prom gagne 6,76 % à 8,14 € en séance, alors que le SBF 120 cède 2,21 % et le CAC 40 2,24 %. Le titre est en tête du SBF 120 à la mi-journée, devant Vallourec (+4,22 %) et loin devant un indice large plombé par les valeurs bancaires et les transporteurs. Le mouvement s'inscrit dans le sillage d'un Brent qui bondit de 5,70 % à 76,09 dollars le baril, après les frappes américaines contre l'Iran et la riposte iranienne revendiquée contre des installations militaires au Koweït et à Bahreïn.
Le Koweït affirme avoir intercepté deux missiles balistiques et treize drones, sans dommages. En parallèle, Donald Trump a déclaré depuis le sommet de l'Otan à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était selon lui terminé, un durcissement politique qui alimente la prime de risque sur le marché pétrolier. Le VIX progresse de 20,17 % à 18,71, signe d'une nervosité accrue sur les actions.
Un rebond qui ramène le titre au contact de sa MM20 après un mois difficile
Le rebond du jour ramène l'action au contact de sa moyenne mobile à 20 jours (8,10 €), après un repli de près de 12 % sur un mois et de 25,91 % sur trois mois. La MM50 à 9,03 € reste 9,91 % au-dessus du cours, tandis que la MM200 à 7,34 € offre un coussin de près de 11 %, illustrant l'ampleur de la correction du printemps sur un titre qui affiche encore +61 % sur un an. Le RSI à 32 sort tout juste de la zone de survente, cohérent avec un rebond technique après le décrochage de fin juin, quand le titre avait cassé son support à 7,94 € sur fond de désescalade autour du détroit d'Ormuz.
La configuration s'est retournée avec la reprise des hostilités, mais la résistance des 9,32 € reste éloignée. Sur la base du bénéfice par action attendu, le titre se paie environ 7,8 fois les bénéfices de l'exercice en cours selon le consensus des analystes recensés.