L'action Medincell parmi les plus fortes baisses du SBF 120, −19 % sur le trimestre
La biopharmaceutique montpelliéraine subit une pression vendeuse marquée ce jeudi 1er octobre, alors que le SBF 120 lui-même cède du terrain en séance. Le repli efface une partie du rebond enregistré fin septembre et replace le titre dans une configuration technique délicate, sous plusieurs de ses moyennes mobiles de référence.
Un repli de 4 % qui replace le titre en dessous de la MM50 et de la MM200
Medincell cède 4,07 % en séance, à 23,12 €, dans un SBF 120 qui perd 1,25 % au même moment. Le recul place le titre nettement en dessous de sa MM50 (23,97 €, écart de -3,55 %) et de sa MM200 (24,83 €, écart de -6,89 %), deux références qui forment désormais une double résistance au-dessus du cours. Seule la MM20 à 22,61 € reste en dessous, offrant un premier appui à surveiller.
Le RSI à 58 ne signale pas de survente : il traduit simplement un momentum en train de se retourner, après le rebond de la semaine passée qui avait amené le titre parmi les meilleures performances du SBF 120. Le support à 21,40 € reste pour l'heure éloigné d'environ 7,5 %, mais le retour sous la MM50 et la MM200 illustre la fragilité persistante du titre, dont la performance sur trois mois atteint -19,27 %.
Un contexte fondamental chargé et un repli qui s'inscrit dans une tendance de fond
Sur un an, le titre cède 2,69 %, mais la perte sur trois mois reste très significative. Ce repli de moyen terme s'était accentué à la mi-septembre, quand la valeur avait enfoncé ses supports dans un marché déjà sous pression. Le rebond technique de la semaine du 22 septembre intervient après la présentation par Teva de nouvelles données cliniques sur l'olanzapine à longue durée d'action (technologie BEPO), présentées du 15 au 19 septembre lors du Psych Congress 2026, mais cela n'aura pas suffi à renverser la dynamique.
Une décision de la FDA sur ce dossier est attendue d'ici fin 2026. Par ailleurs, selon le consensus des analystes recensés, la valorisation reste élevée : le titre se négocie autour de 55 fois les bénéfices attendus de l'exercice suivant, ce qui laisse peu de marge en cas de déception sur les prochaines étapes réglementaires. La résistance à 24,88 € constitue le prochain niveau à franchir pour que le titre puisse espérer consolider au-dessus de ses moyennes mobiles.