L'action Nexans plonge de 9,26 % après un changement de direction surprise
Le titre du fabricant de câbles a clôturé la séance à 114,70 €, en recul de 9,26 % par rapport à la veille où il cotait 126,40 €. Cette chute s'est opérée à contre-courant du CAC 40, qui a progressé de 0,21 % dans le même temps. Les volumes échangés ont été soutenus, représentant 1,16 % du capital, un niveau nettement supérieur à la moyenne habituelle et témoignant d'une réaction marquée des investisseurs. Ce repli prolonge une dynamique négative amorcée depuis une semaine, le titre accusant désormais une perte cumulée de 12,38 % sur sept jours. Sur trois mois, la performance reste toutefois positive à 3,71 %, mais sur un an, l'action recule de 15,04 %, contrastant avec la hausse de 4,7 % du CAC 40 sur la même période.
Ce mouvement fait suite à l'annonce ce matin par le conseil d'administration de la nomination immédiate de Julien Hueber au poste de directeur général, en remplacement de Christopher Guérin. Ce dernier, qui dirigeait le groupe depuis sept ans et avait mené une profonde transformation stratégique, restera disponible jusqu'au 31 octobre pour assurer la transition. Le conseil a justifié cette décision par la volonté de créer une nouvelle dynamique pour optimiser les performances tout en poursuivant la feuille de route présentée lors de la dernière journée investisseurs. Julien Hueber, âgé de 55 ans, occupait jusqu'alors le poste de directeur général exécutif de la division PWR Grid & Connect Europe, une activité de 2,6 milliards d'euros. Membre du comité exécutif depuis 2018, il a rejoint Nexans en 2002 et dispose d'une solide expérience dans la chaîne d'approvisionnement et les achats, ainsi qu'une connaissance approfondie de la région Asie-Pacifique. Cette annonce inattendue a pris les marchés de court, plusieurs analystes soulignant le caractère soudain du changement et l'incertitude qui pourrait en résulter à court terme.
Sur le plan technique, la séance a été marquée par la rupture du seuil de support à 125,30 €, un niveau qui constituait jusqu'alors un plancher pour le titre. Cette cassure traduit un affaiblissement de la structure graphique à court terme. Le cours évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours, située à 131,58 €, ce qui confirme une pression vendeuse dominante sur cette échéance. En revanche, il se maintient au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, positionnée à 107,43 €, ce qui préserve une tendance de fond encore constructive sur le long terme. L'indice de force relative, à 41, se situe dans une zone neutre sans signal d'excès, ni de survente ni de surachat. Le MACD, indicateur de momentum, affiche une valeur négative à -0,80 avec un histogramme également négatif à -0,28, confirmant une dynamique baissière en cours. Enfin, le titre a quitté sa bande de Bollinger par le bas, dont la borne inférieure se situe à 125,17 €, signe d'une volatilité accrue et d'un mouvement brutal. Il est à noter que le beta du titre, mesuré à 0,10, indique une sensibilité très faible aux variations du marché, ce qui rend d'autant plus marquée la correction du jour, davantage liée à un événement spécifique qu'à un mouvement de marché général.