Le titre Pernod Ricard clôture la séance du lundi 22 décembre à 74,00 euros, en baisse de 2,89 % par rapport à la veille où il s'échangeait à 76,20 euros. Les volumes demeurent limités avec seulement 0,25 % du capital échangé, témoignant d'une certaine prudence des investisseurs en cette période de fin d'année. Sur sept jours, le titre affiche une performance identique de moins 2,89 %, confirmant la fragilité persistante du dossier. À plus long terme, la correction reste sévère avec un recul de 16,74 % sur trois mois et de 31,51 % sur un an, plaçant Pernod Ricard parmi les plus mauvais élèves du CAC 40 en 2025. Cette contre-performance annuelle intervient dans un contexte opérationnel difficile marqué par la faiblesse de la demande en Chine, les ajustements de stocks aux États-Unis et des vents contraires macroéconomiques. Le titre évolue actuellement à proximité de son support technique à 73,32 euros, niveau critique surveillé par les opérateurs, tandis que la résistance majeure se situe à 84,36 euros. Une vague de révisions d'analystes en fin de semaine dernière Le repli du titre intervient quelques jours après une série de révisions d'objectifs de cours par plusieurs banques d'investissement entre le 17 et le 18 décembre. Berenberg a abaissé son objectif de 114 euros à 99,10 euros tout en maintenant sa recommandation à l'achat, tandis que Deutsche Bank a réduit sa cible de 80 euros à 75 euros avec une opinion conserver. Morgan Stanley a également ajusté à la baisse son objectif de 84 euros à 80 euros en conservant une recommandation souspondérer. Dans le même temps, UBS a initié une couverture neutre avec un objectif de 75 euros. Ces révisions contrastent avec la position plus optimiste de Barclays, qui avait relevé le 11 décembre sa recommandation à surpondérer avec un objectif rehaussé à 103 euros contre 102 euros précédemment, soit un potentiel de hausse de 39 % par rapport au cours actuel. Barclays estime que les préoccupations du marché concernant les volumes américains et les risques tarifaires sont excessivement intégrées dans la valorisation. Cette divergence de vues entre analystes reflète les incertitudes entourant la capacité du groupe à redresser ses performances sur ses marchés stratégiques. Des indicateurs techniques qui confirment la faiblesse structurelle L'analyse technique du titre révèle une situation toujours dégradée malgré quelques tentatives de rebond. Le cours évolue nettement sous ses moyennes mobiles de référence, à 81,27 euros pour la moyenne mobile à 50 jours et 89,73 euros pour celle à 200 jours, confirmant une tendance de fond baissière solidement installée. L'indice de force relative RSI s'établit à 39, positionnant le titre en zone neutre basse, sans signal haussier franc mais s'éloignant progressivement de la zone de survente. L'indicateur MACD présente un léger signal encourageant avec une ligne MACD à moins 1,22 qui remonte au-dessus de sa ligne de signal à moins 1,53, générant un histogramme positif de 0,31, suggérant un début de retournement de la dynamique baissière qui nécessite toutefois confirmation. Le groupe traverse une période délicate avec un chiffre d'affaires en recul de 14,3 % au premier trimestre de l'exercice 2025-2026, impacté par les difficultés en Chine et aux États-Unis. La direction maintient ses objectifs à moyen terme avec une croissance organique annuelle moyenne comprise entre 3 et 6 % pour les exercices 2027 à 2029, tout en qualifiant l'année actuelle d'exercice de transition avec une amélioration attendue au second semestre. Le prochain rendez-vous financier est prévu le 19 février 2026 avec la publication du chiffre d'affaires et des résultats semestriels.