L'action Rexel gagne près de 5 % sur la semaine et attaque un seuil clé
Rexel s'impose comme l'une des valeurs les plus dynamiques du SBF 120 ce mardi, dans un indice quasi à l'équilibre. Le distributeur de matériel électrique a brièvement franchi sa résistance des 37,61 € en séance avant de refluer légèrement, signe d'une pression acheteuse réelle malgré l'absence de retrait.
Un franchissement de résistance en séance qui confirme la dynamique haussière du titre
Le titre Rexel gagne 2,62 % à 37,64 € en séance, portant sa progression à près de 5 % sur la semaine dans un SBF 120 qui stagne à +0,04 %. Ce mouvement s'accompagne d'un signal technique notable : le cours a brièvement franchi à la hausse sa résistance des 37,61 € pour toucher un plus haut de 37,82 €, avant de refluer sous ce seuil (dernier cours à 37,51 €). Ce type de franchissement sans consolidation immédiate traduit une configuration en tension, le titre testant un niveau clé qu'il n'a pas encore pleinement intégré.
Au-dessus de ses trois moyennes mobiles (MM20 à 36,39 €, MM50 à 37,12 €, MM200 à 35,71 €), Rexel affiche une configuration constructive. Le RSI à 52 reste neutre, sans signaler de surachat, ce qui laisse de la marge à la dynamique en cours. La prochaine résistance identifiée est à 39,30 €, soit environ 4,5 % au-dessus du cours actuel.
Un gain annuel de 36 % ancré dans une reprise sectorielle, mais un contexte macro à surveiller
Sur douze mois, Rexel affiche une progression de 36,43 %, performance qui reflète la capacité du groupe à capter les flux liés à la transition énergétique. Lors de la publication des résultats du T2 2026 le 28 juillet, le groupe avait annoncé une croissance de 6,7 % et relevé ses objectifs pour l'exercice. Ce contexte de fond contraste avec un environnement de construction dégradé : selon les données Eurostat et INSEE d'août 2026, le climat dans le bâtiment en France ressort à -18,2, les permis de logements reculent de 8 % sur un an et la production dans le secteur cède 4,8 % en rythme annuel.
Rexel, dont la demande est exposée au cycle construction via les équipements et services, évolue ainsi dans un marché final sous pression, même si sa capacité à se positionner sur les marchés de la rénovation énergétique et de l'électrification atténue en partie cet effet. Par ailleurs, les marchés monétaires anticipent une hausse de 25 points de base de la BCE jeudi, ce qui porterait le taux de dépôt à 2,50 % : un environnement de taux plus élevés pourrait peser sur le rythme des investissements dans la construction et la rénovation. Le consensus des analystes reste un repère clé pour jauger si le franchissement de la résistance à 37,61 € se confirme dans les prochaines séances.