L'action Safran rebondit après un mois à -8,5 %, RSI redressé à 42
Le titre du motoriste aéronautique et de défense reprend de l'altitude ce jeudi, s'inscrivant parmi les meilleures performances de l'indice parisien alors que le CAC 40 avance modestement. Ce rebond intervient après plusieurs semaines de pression, le titre ayant cédé plus de 8 % sur le mois écoulé.
Un rebond qui ne suffit pas encore à repasser au-dessus des moyennes mobiles de court terme
Safran gagne 1,2 % en séance à 330,20 €, dans un CAC 40 qui progresse de 0,38 %. Le rebond fait suite à un repli mensuel de 8,41 %, l'un des plus marqués parmi les grandes valeurs de l'indice sur la période. Malgré cette hausse, le titre reste en dessous de sa MM20 à 335,03 € (écart de -1,44 %) et de sa MM50 à 339,54 € (écart de -2,75 %), deux seuils qui forment un double plafond mobile à franchir pour que la dynamique se retourne véritablement.
La MM200 à 314,67 € joue en revanche un rôle de plancher, le cours évoluant environ 5 % au-dessus. Le RSI à 42 s'est nettement redressé par rapport au niveau de survente signalé le 11 septembre, sans pour autant franchir la zone neutre des 50, ce qui traduit un mouvement de reprise encore fragile. Le support à 321,60 € reste la référence baissière à surveiller si la pression revenait.
Un contexte macro chargé avec la remontée des taux Fed et les tensions énergétiques mondiales
La séance du jeudi 17 septembre se déroule dans un environnement macroéconomique sous tension. Le FOMC a relevé ce jour ses taux directeurs de 25 points de base, à une fourchette de 3,75 %-4,00 %, première hausse depuis 2023, en justifiant cette décision par une inflation encore trop élevée. Kevin Warsh a par ailleurs laissé entendre qu'une nouvelle hausse restait possible si les données à venir ne montraient pas un reflux suffisant. Ce resserrement monétaire tend à peser sur les valorisations des valeurs industrielles à fort contenu capitalistique, dont Safran fait partie. En parallèle, les prix du gaz européen restent proches de leurs sommets de 2022, avec le TTF évoluant autour de 80 €/MWh, sur fond de stocks européens très inférieurs à la moyenne saisonnière et de perturbations persistantes autour du détroit d'Ormuz.
Ces tensions énergétiques alimentent l'inflation de production, pesant sur les marges des industriels exposés aux coûts de l'énergie. Dans ce contexte, le VIX recule à 15,93 contre 17,20 la veille, signalant une détente relative de l'aversion au risque qui soutient le rebond des marchés actions aujourd'hui. Pour l'avis des analystes, JP Morgan avait relevé son objectif de cours le 11 septembre lors d'une séance où le titre figurait en tête du CAC 40. La résistance à 363,60 € reste l'objectif technique de moyen terme si les deux moyennes mobiles de court terme venaient à être franchies.