Le titre Sanofi termine la séance du lundi 29 décembre sur un gain de 0,77 %, à 82,24 euros, sur fond d'une acquisition stratégique annoncée la semaine précédente. L'action évolue sous ses moyennes mobiles mais un indicateur montre un potentiel de rebond technique. L'acquisition de Dynavax pour 2,2 milliards de dollars, annoncée le 24 décembre, n'aura pas d'impact sur les prévisions financières 2025 de Sanofi. Le titre clôture lundi à 82,24 euros, en hausse de 0,77 % par rapport à la veille, dans des volumes réduits représentant 0,05 % du capital échangé. Cette opération renforce la présence du laboratoire français dans l'immunisation des adultes avec l'intégration du vaccin contre l'hépatite B HEPLISAV-B et d'un candidat vaccin contre le zona en phase clinique. L'action reste néanmoins sous pression structurelle, affichant un repli de 11,58 % sur un an, malgré une performance trimestrielle positive de 5,31 %.Le titre évolue sous ses principales moyennes mobiles, à 83,48 euros pour la MM20 et 85,71 euros pour la MM50, confirmant une tendance baissière moyen terme. Le RSI se situe à 36, indiquant que le titre approche une zone de survente sans y entrer encore, ce qui pourrait signaler un possible rebond technique. Le seuil de support à 80,60 euros demeure un niveau clé à surveiller en cas de poursuite de la faiblesse. Une stratégie d'acquisitions dans un contexte clinique difficile Sanofi cherche de nouveaux relais de croissance avant l'expiration du brevet du Dupixent en 2031, après avoir déjà finalisé le rachat de Vicebio pour 1,5 milliard de dollars en juillet et de Blueprint Medicines. Cette stratégie s'inscrit dans un environnement marqué par des déceptions cliniques récentes. La FDA a refusé l'approbation du tolébrutinib pour la sclérose en plaques, s'ajoutant à une année de données décevantes sur des traitements expérimentaux pour l'eczéma et les maladies pulmonaires.Sur le plan des recommandations, les analystes restent globalement positifs malgré les revers. Berenberg maintient un conseil d'achat avec un objectif de cours à 105 euros, soit un potentiel de hausse de 27 % par rapport au cours actuel. HSBC et Jefferies affichent également des objectifs de 98 euros, tandis que Deutsche Bank vise 110 euros. Le cours évolue toutefois encore largement sous la bande de Bollinger supérieure à 87,09 euros, signe que la volatilité reste contenue et que l'action peine à retrouver du momentum haussier à court terme.