L'action Schneider Electric bondit de 4,36 % et franchit un seuil technique clé
Le titre du spécialiste de la gestion de l'énergie et de l'automatisation s'affiche à 239,10 euros ce mercredi, en nette progression par rapport à la clôture de la veille (229,10 euros). Ce rebond intervient dans un contexte de reprise générale sur la cote parisienne, le CAC 40 gagnant 2,08 % en séance. Les résultats du premier trimestre 2026, attendus le 30 avril, constituent le prochain rendez-vous majeur pour la valeur.
Un rebond technique après plusieurs séances sous pression
La hausse de 4,36 % affichée ce mercredi par Schneider Electric succède à un épisode de faiblesse marqué. Sur les sept derniers jours, le titre accuse encore un recul de 1,12 %, et évolue nettement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 249,37 euros. Le cours franchit toutefois à la hausse la moyenne mobile à 200 jours (236,06 euros), un seuil technique suivi de près, qui avait fait office de zone de soutien ces dernières semaines.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse des mouvements de cours, ressort à 37, un niveau qui traduit une zone de survente relative. Ce signal technique pourrait expliquer en partie l'ampleur du rebond observé ce jour. Sur trois mois, la performance reste modestement positive à +1,79 %, tandis que la progression sur un an atteint 13,45 %. Le seuil de support identifié à 227,55 euros n'a pas été enfoncé lors des récentes séances de repli.
Des objectifs de cours revus à la baisse mais toujours nettement au-dessus du marché
Deux ajustements récents de recommandations d'analystes retiennent l'attention. Oddo BHF a abaissé hier son objectif de cours de 318 à 294 euros, tout en maintenant son avis de surperformance. La veille, Morgan Stanley avait réduit sa cible de 300 à 292 euros, conservant également une recommandation de surpondération. Ces deux objectifs révisés restent situés entre 22 % et 23 % au-dessus du cours actuel, ce qui laisse apparaître un potentiel de revalorisation significatif selon ces bureaux d'études.
Ces révisions à la baisse interviennent dans un environnement de marché tendu, marqué par un VIX à 31,05 points à la clôture de vendredi dernier, un niveau témoignant d'un stress élevé sur les marchés. La flambée du Brent au-delà de 115 dollars en début de semaine, liée à l'escalade militaire au Moyen-Orient, contribue à cette nervosité ambiante, même si le lien direct avec l'activité de Schneider Electric demeure limité. Sur la cote parisienne, d'autres industriels affichent également un net rebond en séance, à l'image d'Airbus (+3,41 %) et de Safran (+3,44 %).