L'action Schneider Electric chute de 14 % en une semaine, un support clé menacé
Schneider Electric accuse un net repli ce lundi à la mi-journée, perdant 4,23 % à 238,80 euros. Le titre amplifie une séquence baissière entamée la semaine passée, avec un recul de près de 14 % sur sept jours. Cette correction s'inscrit dans un contexte de tensions généralisées sur les places boursières mondiales.
Un décrochage marqué dans un environnement de forte nervosité
Le titre Schneider Electric cède 4,23 % en séance, s'échangeant à 238,80 euros contre 249,35 euros à la clôture de vendredi. Ce recul porte la contre-performance hebdomadaire à 13,7 %, effaçant les gains accumulés sur trois mois, ramenés à un maigre 0,51 %. Sur un an, la progression résiduelle atteint 6,66 %.
Le mouvement intervient alors que l'ensemble des indices européens évolue dans le rouge en séance : le CAC 40 recule de 2,01 % à 7 833 points, le DAX cède 1,59 % et le FTSE 100 abandonne 1,42 %. En Asie, le Nikkei 225 a clôturé en chute de 5,20 %, illustrant l'ampleur de l'aversion au risque à l'échelle mondiale. L'indice VIX, baromètre de la volatilité sur les marchés américains, affichait déjà jeudi dernier un bond de 12,29 % à 23,75 points, signalant une montée significative de la nervosité.
Le titre se rapproche d'un seuil technique critique
D'un point de vue technique, le cours de Schneider Electric a enfoncé ses moyennes mobiles à 20 et 50 jours, situées respectivement à 261,05 et 246,71 euros, confirmant la dégradation de la dynamique de court terme. Le titre évolue désormais à proximité de sa moyenne mobile à 200 jours, positionnée à 234,25 euros, un niveau qui coïncide approximativement avec le seuil de support identifié à 231,85 euros. Un franchissement à la baisse de cette zone constituerait un signal d'alerte supplémentaire.
Le RSI, indicateur de force relative, ressort à 44, traduisant une pression vendeuse sans que le titre ne se situe encore en territoire de survente (sous 30). La résistance la plus proche se situe à 276,70 euros, soit un écart de plus de 15 % par rapport au cours actuel, ce qui illustre l'étendue du terrain perdu ces derniers jours.
Le prochain rendez-vous financier majeur pour le groupe est programmé au 30 avril, avec la publication des résultats du premier trimestre 2026.