L'action Scor SE recule de 2,5 % et vient tester sa moyenne mobile à 50 jours
Le réassureur parisien recule nettement ce lundi, dans un SBF 120 qui évolue pourtant à l'équilibre. Le repli ramène le titre au contact de sa moyenne mobile à 50 jours, un seuil technique scruté après plusieurs semaines de progression.
Scor SE repasse sous sa MM20 et bute sur le support des 32,98 €
L'action Scor SE cède 2,24 % à 33,14 € en séance, se retrouvant ainsi parmi les plus fortes baisses du SBF 120, dans un indice qui affiche une variation quasi nulle (+0,08 %). Le titre glisse en dessous de sa MM20, établie à 33,98 €, avec un écart désormais de 2,47 %. Il se retrouve en revanche au contact de sa MM50 à 33,19 €, l'écart n'étant plus que de 0,15 %, un seuil à partir duquel le titre avait trouvé un appui lors de précédents accès de faiblesse.
Le RSI à 58 reste en territoire neutre, loin de signaler un excès vendeur, ce qui laisse ouverte la question d'une poursuite du repli vers le support à 32,98 €. En cas de rebond, la résistance se situe à 34,68 €, soit à un peu plus de 4 % au-dessus du cours actuel.
Un repli qui ramène le titre à un PER attractif, sur fond de risque inflationniste mondial
Sur un an, Scor SE affiche encore une performance de plus de 20 %, et le repli du jour atténue seulement un gain trimestriel de 8,5 %. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite à environ 7,5 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 7,3 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +3,5 % d'un exercice à l'autre. Le contexte macro pèse ce lundi sur l'ensemble des valeurs financières : le Brent se traite autour de 97 dollars le baril après un gain hebdomadaire de près de 8 % lié aux tensions dans le détroit d'Ormuz, ce qui ravive les anticipations d'inflation persistante.
La Fed fait elle aussi face à un marché du travail robuste (162 000 créations d'emplois en août aux États-Unis) et les contrats à terme intègrent désormais une probabilité majoritaire d'une hausse de taux lors du FOMC des 15 et 16 septembre. Pour un réassureur dont les modèles économiques sont historiquement sensibles à l'inflation, cet environnement de taux durablement restrictifs mérite d'être suivi. Lors de la publication des résultats du T1 2026 le 6 mai, le directeur général avait exprimé sa confiance dans la capacité du groupe à atteindre ses objectifs 2026 — une orientation qui sera prochainement mise à l'épreuve par les données de prix de la semaine prochaine.