CAC 40 : les banques portent la cote, Schneider Electric décroche après son méga-rachat
Le CAC 40 gagne 0,7 % à 7 889 points, dans un marché nettement orienté à la hausse. Sur les quarante valeurs de l'indice, trente-cinq progressent et cinq seulement reculent, signe d'une séance largement acheteuse malgré quelques poids lourds à contre-courant.
Une matinée portée par le secteur bancaire, sur fond de tensions sur la dette française
Après une série de séances moroses, la tendance est claire : les valeurs financières tirent la cote parisienne. Société Générale avance de 3,2 % à 68,10 euros et BNP Paribas de 2,66 % à 95,23 euros.
Cette vigueur bancaire s'inscrit néanmoins dans un contexte de remontée des taux en Europe. Le rendement de l'OAT française à dix ans a franchi début octobre un plus haut depuis le début des années 2000, autour de 4,9 %, portant le spread avec le Bund allemand au-delà de 150 points de base, un niveau inédit depuis la crise de la dette souveraine de 2011-2012.
Un environnement de taux plus élevés qui place la signature française sous surveillance des marchés, alors que le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre, vise un déficit public ramené à 5,0 % du PIB.
Stellantis et Capgemini en tête, la technologie et l'automobile en forme
La plus forte hausse du jour revient à Stellantis, qui bondit de 3,75 % à 4,13 euros. Le constructeur devance Capgemini, en progression de 3,23 % à 111,90 euros. Le groupe de services numériques et les deux grandes banques forment le trio de tête de la séance. Eurofins Scientific complète le peloton des plus fortes hausses avec un gain de 2,89 % à 77,72 euros. La largeur du mouvement, avec trente-cinq valeurs dans le vert, confirme que l'appétit pour le risque domine à Paris en milieu de journée, à l'unisson des autres places européennes.
Schneider Electric lanterne rouge après l'acquisition de PTC
Le principal décrochage de la matinée est pour Schneider Electric, qui cède 3,89 % à 262,20 euros. Le groupe a signé un accord pour acquérir PTC pour environ 22 milliards d'euros, une opération entièrement en numéraire qu'il prévoit de financer par de la dette et une augmentation de capital, avec une pause dans ses rachats d'actions en 2027 et 2028. Dans la foulée, JP Morgan a abaissé sa recommandation de « surpondérer » à « neutre » en ramenant son objectif de cours de 345 à 310 euros, tandis que Vertical Research Partners est passé à « conserver » avec une cible abaissée de 300 à 265 euros.
Derrière, Thales recule de 1,9 % à 222,50 euros. Air Liquide cède 0,94 % à 169,16 euros, au lendemain de la présentation de son plan stratégique « Beyond », qui prévoit une allocation de capital de plus de 40 milliards d'euros et, pour la première fois, un programme de rachat d'actions de 4 milliards d'euros. Renault abandonne enfin 0,16 % à 25,22 euros. Le constructeur a par ailleurs annoncé lundi l'arrivée de Carine Damois, venue de Michelin, à la direction financière, en remplacement de Duncan Minto, avec effet au 14 novembre.