L'action Société Générale cède plus de 1 % et flirte avec la survente
Société Générale subit des pressions ce mercredi, dans un CAC 40 qui cède légèrement du terrain. La banque se retrouve au cœur d'un arbitrage inattendu entre deux grandes maisons de courtage qui publient simultanément des avis opposés sur la valeur, l'une relevant son objectif, l'autre passant à neutre.
Morgan Stanley relève sa cible à 94 €, Goldman Sachs dégrade son opinion sur la valeur
Ce mercredi, deux révisions importantes se télescopent sur Société Générale. Morgan Stanley relève son objectif de cours de 89 € à 94 €, confirmant son opinion « surpondérer » — ce qui représente un potentiel de hausse d'environ 30 % par rapport au cours actuel. Dans le même temps, Goldman Sachs adopte une posture bien plus prudente : la banque américaine abaisse son objectif de 90,75 € à 80,50 € et rétrograde son opinion de « acheter » à « neutre », soit un objectif qui reste tout de même supérieur de plus de 11 % au cours du moment.
Deux lectures radicalement différentes donc, qui alimentent l'incertitude autour du consensus des analystes sur la valeur. Sur la base du bénéfice par action attendu, le titre se négocie actuellement autour de 9,1 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 8,0 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +13,2 % entre les deux exercices selon le consensus des analystes recensés.
Un repli technique qui ramène le titre sous ses moyennes mobiles clés, dans un contexte géopolitique sous tension
Le titre cède 1,21 % à 72,40 € en séance, consolidant un mouvement de correction entamé depuis le sommet pluriannuel atteint début août. La banque se retrouve désormais en dessous de sa moyenne mobile à 20 jours (78,72 €, écart de -8,03 %) et de sa moyenne mobile à 50 jours (77,69 €, écart de -6,81 %), deux seuils qui avaient servi de plancher lors des précédentes phases de correction. Seule la MM200 à 70,89 € reste en dessous du cours, offrant un filet à environ 2 % plus bas.
Le RSI à 35 signale une configuration de proximité avec la zone de survente, cohérente avec la brève de la semaine passée qui le montrait à 24 — le rebond partiel depuis lors n'a pas suffi à normaliser la dynamique. Le support à 71,03 € constitue le prochain seuil concret à surveiller. Par ailleurs, la banque est historiquement sensible aux taux directeurs de la zone euro : l'Euribor 3 mois se situe à 2,513 %, en hausse de 0,48 point sur un an, dans un contexte où l'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis fait monter le VIX de plus de 10 % en séance, un signal de volatilité accrue qui pèse sur l'ensemble du compartiment financier.