L'action Soitec dévisse de près de 8 % et plonge en lanterne rouge du SBF 120
Le spécialiste isérois des substrats semi-conducteurs ouvre la séance dans une violente correction et referme la marche de l'indice large parisien. Le mouvement prolonge un mois éprouvant marqué par une forte volatilité et une succession de révisions d'analystes. Le repli s'inscrit dans un compartiment des semi-conducteurs lui-même sous pression à Paris.
Soitec dévisse de près de 8 % et termine en queue du SBF 120
Soitec cède 7,88 % à 119,25 € dès l'ouverture, en queue du SBF 120 qui recule de 0,91 %. STMicroelectronics perd 6,21 % dans le même temps, signalant une pression marquée sur tout le compartiment des semi-conducteurs parisien. Le repli porte la performance hebdomadaire à -14,09 % et la baisse mensuelle à près de 33 %, après un printemps pourtant exceptionnel : sur trois mois, l'action affiche encore un gain de 130,4 %.
La séquence haussière documentée en mai (sommet à 200,50 € le 29 mai après une envolée de 20 % à la publication des comptes annuels) cède donc progressivement le pas à une phase de prises de bénéfices nourries. Le VIX bondit parallèlement de 16,78 à 20,19, progression de 20,32 %, dans un climat de durcissement coordonné des grandes banques centrales et de regain de tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz.
Cassure des moyennes mobiles courtes et test du support à 116,50 €
Le cours passe nettement sous ses moyennes mobiles courtes : la MM20 à 145,24 € est désormais 21,79 % au-dessus du cours, et la MM50 à 135,77 € s'éloigne aussi (écart de 12,17 %). La MM200 reste très en dessous, à 61,31 €, témoin de l'ampleur du rallye accumulé depuis le début de l'année. Le titre se rapproche du support identifié à 116,50 €, dont la rupture éventuelle ouvrirait la voie à un test des plus-bas de printemps.
Le RSI à 47 reste neutre, signe que la baisse du jour n'a pas encore généré de configuration de survente extrême malgré la violence du mouvement. Lors de la publication des comptes annuels 2026 le 27 mai, la société avait pointé parmi ses risques la correction des stocks chez ses clients RF-SOI et la pression sur la rentabilité liée à la réduction de la production, des points qui restent au cœur du débat sur la valorisation après le quadruplement du printemps.