L'action Stellantis cède 2,73 % à l'ouverture, pénalisée par le pétrole à 101 dollars
Stellantis NV débute la semaine en net repli, cédant 2,73 % à 6,703 euros en début de séance ce lundi. Le constructeur automobile, qui accuse déjà un recul de 25,5 % sur trois mois, évolue dans un contexte de marché fragilisé par l'escalade géopolitique au Moyen-Orient et l'envolée des cours du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril.
Le choc pétrolier ravive les pressions sur le secteur automobile européen
L'annonce d'un blocus naval américain contre l'Iran, ciblant notamment le détroit d'Ormuz par lequel transite une part majeure de l'approvisionnement pétrolier mondial, a provoqué une flambée du Brent au-delà de 101 dollars le baril. Cette envolée des prix de l'énergie constitue un facteur de coût supplémentaire pour les constructeurs automobiles, tant sur le plan de la production que sur celui du pouvoir d'achat des consommateurs.
Le titre Stellantis NV subit de plein fouet ce regain de tensions. En séance, le CAC 40 cède 0,93 % à 8 183 points, reflétant une aversion au risque qui touche l'ensemble de la cote parisienne. Parmi les valeurs industrielles comparables, Airbus recule de 1,98 % tandis que Schneider Electric abandonne 0,29 %. Le repli de Stellantis, plus marqué, traduit la sensibilité particulière du secteur automobile aux chocs énergétiques.
Par ailleurs, le calendrier financier du groupe prévoit dès demain, mardi 14 avril, la tenue de l'assemblée générale annuelle, suivie de la publication des résultats du premier trimestre le 30 avril. Ces deux échéances rapprochées pourraient alimenter la volatilité sur le titre dans les prochains jours.
Des signaux techniques qui suggèrent un essoufflement du rebond récent
Sur le plan graphique, le cours de Stellantis évolue à 6,703 euros, soit dans la partie haute des bandes de Bollinger (borne supérieure à 6,87 euros, borne inférieure à 5,22 euros). Situé à 90 % de l'amplitude de ces bandes, le titre se rapproche d'une zone de surachat potentiel, ce qui indique que le rebond enregistré ces sept derniers jours (+1,96 %) pourrait perdre en vigueur.
La moyenne mobile à 50 jours, établie à 6,54 euros, a récemment été franchie à la hausse par le cours, ce qui constituait un signal positif de court terme. Toutefois, la moyenne mobile à 200 jours reste nettement au-dessus, à 8,17 euros, soulignant l'ampleur du chemin restant à parcourir pour effacer la tendance baissière de fond. L'écart de plus de 1,46 euro entre le cours actuel et cette référence de long terme illustre la dégradation subie par le titre sur un an, avec une contre-performance de 12,55 %. Le seuil de résistance le plus proche se situe à 6,94 euros, un niveau que le titre n'a pas réussi à dépasser lors de la dernière clôture de vendredi à 6,89 euros, confirmant la difficulté à retrouver une dynamique haussière durable.