L'action Stellantis cède plus de 3 %, plombée par ses ventes d'août
Stellantis figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 ce mardi, dans un marché parisien déjà orienté à la baisse. Le titre subit la double pression d'un repli sectoriel et de données d'immatriculations décevantes publiées ce matin pour le mois d'août.
Des ventes en recul en août alors que le marché français progresse de 3,6 %
Les chiffres du mois d'août révèlent une sous-performance des deux principaux constructeurs cotés à Paris. Selon les données publiées par la PFA ce mardi, le marché français des véhicules légers a progressé de 3,6 % à 110 132 unités, mais Stellantis affiche un recul sur la période, à rebours de cette dynamique générale. Renault, qui cède 3,53 % en séance, partage cette mauvaise posture et occupe la dernière place du CAC 40. Le contexte sectoriel pèse donc sur les deux valeurs simultanément, sans que la hausse du marché global n'ait profité à leurs volumes respectifs.
Stellantis au contact de sa MM20, dans une tendance de fond dégradée sur trois mois
À 4,64 €, le titre évolue pratiquement au contact de sa moyenne mobile à 20 jours (4,65 €), ce qui traduit une fragilité à court terme : un glissement sous ce niveau rouvrirait la route vers le support à 4,38 €. La moyenne mobile à 50 jours, à 4,88 €, reste nettement au-dessus du cours (écart de près de 5 %), confirmant la pression de moyen terme. Sur trois mois, le recul atteint 32,35 %, alors que la MM200 à 6,76 € se situe plus de 31 % au-dessus du cours actuel.
Le RSI à 51 reste neutre et ne signale pas de situation extrême, ce qui suggère que le mouvement baissier du jour n'est pas accompagné d'un épuisement vendeur particulier. Par ailleurs, le constructeur a annoncé lundi 31 août la nomination d'Arnaud Belloni à la tête des marques Fiat, Abarth et Lancia, Olivier François accompagnant la transition jusqu'à la mi-octobre. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite à environ 8,5 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, et seulement 4,1 fois ceux de l'exercice suivant, ce qui reflète les incertitudes pesant sur la rentabilité à court terme.