L'action Stellantis lâche 3 % malgré un objectif de cours relevé par Oddo BHF
Le titre Stellantis recule nettement ce lundi matin, lâchant 2,99 % à 7,212 euros, dans un marché parisien lui aussi orienté à la baisse. Ce repli intervient alors qu'Oddo BHF vient de relever son objectif de cours sur le constructeur automobile, et à dix jours de la publication des résultats du premier trimestre.
Oddo BHF relève sa cible à 8 euros mais conserve un avis neutre
Ce lundi, Oddo BHF a actualisé sa recommandation sur Stellantis, portant son objectif de cours de 7 à 8 euros tout en maintenant un avis neutre sur la valeur. À 7,212 euros, le titre se situe donc environ 10 % en dessous de cette nouvelle cible, ce qui laisse un potentiel d'appréciation modéré selon la banque franco-allemande. Cette révision n'empêche pas Stellantis NV de céder du terrain en séance, dans un contexte où le CAC 40 abandonne 1,13 % et le SBF 120 recule de 1,08 %. Le constructeur figure parmi les baisses marquées de la cote parisienne, aux côtés d'Airbus (-1,91 %) et de Schneider Electric (-1,61 %).
Le calendrier financier pèse également dans les échanges : la publication des résultats du premier trimestre 2026 est programmée le 30 avril, un rendez-vous susceptible de préciser la trajectoire opérationnelle du groupe. Sur trois mois, l'action affiche un repli de 12,44 %, et de 12,92 % sur un an, témoignant d'une tendance baissière persistante sur la période récente.
Des signaux techniques qui interrogent à l'approche d'une zone de surachat
D'un point de vue technique, le cours de Stellantis évolue actuellement dans la partie haute des bandes de Bollinger, à 89 % de l'écart entre les bornes inférieure (5,22 euros) et supérieure (7,47 euros). Cette proximité avec la borne haute signale une zone de surachat potentiel, ce qui peut expliquer en partie la pression vendeuse observée en séance. Sur la semaine écoulée, le titre avait progressé de 4,66 %, un rebond rapide qui l'a mécaniquement rapproché de ce seuil technique.
Par ailleurs, la moyenne mobile à 50 jours se situe à 6,42 euros, nettement sous le cours actuel, tandis que la moyenne mobile à 200 jours s'établit à 8,13 euros, encore au-dessus. Cette configuration traduit un titre qui a repris de la hauteur à court terme sans parvenir à reconquérir sa tendance longue. La résistance identifiée à 7,43 euros, correspondant à la dernière clôture de vendredi, constitue un niveau clé : le titre n'a pas réussi à s'y maintenir, glissant sous ce seuil dès les premiers échanges de ce lundi.