L'action Stellantis NV a chuté de 32 % en trois mois
Stellantis prolonge son repli ce mercredi dans un CAC 40 lui aussi en légère baisse, alors que le contexte géopolitique alourdit l'ambiance de marché. Le constructeur italo-américain reste sous pression après un mois d'août difficile sur les immatriculations, et sa configuration graphique ne lui offre guère de répit.
Un repli supplémentaire qui enfonce le titre sous ses moyennes mobiles clés
Stellantis cède 1,85 % à 4,55 € en séance, figurant parmi les plus fortes baisses du CAC 40 ce mercredi, dans un indice parisien lui-même en retrait de 0,32 %. Le titre évolue en dessous de sa MM20 à 4,63 € (écart de -1,72 %) et reste nettement sous sa MM50 à 4,86 €, soit près de 6,4 % de distance. Cette double pression des moyennes mobiles courtes illustre une dynamique baissière persistante, que le RSI à 47 (zone neutre) ne contredit pas.
Le cours reste ancré bien en dessous de la résistance à 5,28 €, avec un support à surveiller à 4,38 €. Sur un mois, le titre perd 8,45 %, et sur trois mois, le recul atteint près de 32 %. Renault, l'autre constructeur présent dans les comparables, cède de son côté 2,10 % en séance, signe que la pression touche l'ensemble du secteur automobile coté à Paris.
Ventes d'août décevantes et conférence Pro One à Hanovre comme prochaine échéance
Le recul du jour s'inscrit dans le prolongement des ventes d'août publiées mardi : Stellantis a sous-performé un marché français des véhicules légers pourtant en hausse de 3,6 % à 110 132 unités sur le mois. Ce revers commercial avait déjà pesé sur le titre la veille, avec un repli de plus de 3 %. Sur le plan géopolitique, l'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz, qui a propulsé le Brent de plus de 5 % à 95,40 $/baril en séance, constitue un facteur d'incertitude supplémentaire pour le secteur automobile, dont les coûts de carburant et les chaînes d'approvisionnement restent sensibles aux tensions pétrolières.
Par ailleurs, la division Stellantis Pro One présentera sa feuille de route au salon IAA Transportation de Hanovre le 14 septembre, avec l'ambition d'afficher un positionnement élargi vers la mobilité et la logistique pour les professionnels. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite à environ 8,3 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, ce qui témoigne d'une valorisation déjà déprimée dans l'attente d'une reprise opérationnelle. Le support à 4,38 € reste le niveau à surveiller pour jauger la solidité de la tendance à court terme.