L'action Stellantis passe sous les 7 €, plombée par un Brent à 106 dollars
Le titre du constructeur automobile cède 2,87 % à 6,98 € ce vendredi, dans un marché parisien lui-même orienté à la baisse. La flambée du Brent au-delà de 106 dollars le baril, alimentée par les tensions militaires dans le détroit d'Ormuz, pèse sur l'ensemble du secteur automobile, gros consommateur d'énergie et sensible aux coûts de transport.
Un repli accentué par l'envolée des cours du pétrole
L'action Stellantis NV recule nettement ce vendredi, alors que le CAC 40 lâche 1,05 % en séance à 8 141 points et que le SBF 120 perd 1 %. Le renchérissement brutal du brut, qui a bondi de 12 % en cinq jours, constitue un facteur de pression directe pour un groupe dont les marges industrielles dépendent étroitement des coûts logistiques et énergétiques. Un baril durablement au-dessus de 100 dollars agit comme un surcoût pour les constructeurs et réduit le pouvoir d'achat des ménages, potentiels acheteurs de véhicules neufs.
Sur trois mois, le titre affiche un recul de 15,71 %, tandis que sa performance sur un an ressort à -12,02 %. À quelques jours de la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 30 avril, cette dynamique baissière interroge. Le 22 avril, RBC Capital a toutefois relevé son objectif de cours de 6 à 7 €, tout en maintenant sa recommandation à « performance de marché », ce qui situe la cible très proche du cours actuel et ne laisse entrevoir qu'un potentiel de progression limité.
Des signaux techniques contrastés avant les résultats trimestriels
Du côté de l'analyse graphique, le cours de 6,98 € se situe au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours (6,41 €), signe d'une tendance de court terme encore orientée à la hausse malgré le repli du jour. En revanche, la moyenne mobile à 200 jours s'établit nettement plus haut, à 8,10 €, ce qui traduit une dégradation de fond sur un horizon plus long. L'écart entre ces deux repères illustre le chemin restant à parcourir pour que le titre retrouve une trajectoire haussière durable.
Le RSI, à 62, reste en zone neutre, sans signal de surachat ni de survente, laissant une marge de fluctuation dans les deux sens. Le prochain seuil de résistance se situe à 7,43 €, soit un niveau que le titre a brièvement approché avant de refluer. Par ailleurs, le partenariat stratégique avec Microsoft annoncé cette semaine, visant à intégrer l'intelligence artificielle dans l'expérience client, n'a pas suffi à enrayer le mouvement de repli, le marché restant focalisé sur les incertitudes macroéconomiques liées au pétrole et sur les prochains résultats trimestriels.