L'action Stellantis plonge de 4,53 % en clôture et consolide sous les 10 euros
Le titre Stellantis a subi une correction marquée ce lundi 22 décembre, clôturant à 9,45 euros contre 9,90 euros la veille, soit un repli de 4,53 %. Cette baisse intervient dans des volumes modestes représentant 0,14 % du capital échangé, après une semaine déjà difficile marquée par un recul de 5,87 % sur sept jours. Le constructeur franco-italo-américain poursuit sa trajectoire heurtée dans un contexte de transformation stratégique et d'attentes contrastées sur sa capacité à redresser durablement ses performances opérationnelles.
Une rechute technique qui fragilise la reprise de l'automne
Le repli de 4,53 % enregistré ce lundi ramène le titre sous le seuil psychologique des 10 euros, effaçant une partie des gains accumulés depuis le point bas de septembre. Sur une semaine, la baisse atteint 5,87 %, confirmant la fragilité du rebond technique amorcé à l'automne. Malgré cette correction récente, le titre affiche encore une progression de 11,79 % sur trois mois, mais reste en baisse de 23,62 % sur un an, reflétant les difficultés persistantes du groupe. Sur le plan technique, l'action évolue désormais légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours positionnée à 9,26 euros, mais se rapproche dangereusement du support majeur situé à 8,20 euros. L'indice de force relative s'établit à 66, restant en zone neutre mais témoignant d'un certain essoufflement après les gains récents. Le MACD montre des signes de faiblesse avec une ligne à 0,29 inférieure à son signal à 0,31, et un histogramme négatif à -0,02, suggérant une perte de momentum haussier. Les bandes de Bollinger délimitent une fourchette entre 8,68 et 10,77 euros, le cours s'inscrivant désormais dans la moitié inférieure de ce canal. La volatilité mensuelle de 10,25 % et un beta de 0,72 illustrent un comportement moins nerveux que le marché dans son ensemble.
Un contexte réglementaire européen plus favorable mais sans catalyseur immédiat
L'absence de catalyseur boursier majeur en cette fin de semaine pré-festive explique en partie ce mouvement de consolidation. Le 16 décembre, la Commission européenne a présenté des mesures d'assouplissement des normes d'émissions automobiles, notamment le principe de neutralité technologique et la création d'une catégorie de petites voitures abordables, une initiative saluée par Stellantis. Toutefois, ces annonces réglementaires, bien qu'encourageantes à moyen terme, n'ont pas suffi à soutenir le titre face à la prise de bénéfices et à l'attentisme des investisseurs. Le 19 décembre, l'autorité italienne de la concurrence a clos des enquêtes visant le groupe concernant l'information aux consommateurs sur les véhicules électriques, après des engagements de Stellantis sur l'amélioration de la présentation des données d'autonomie et de garantie des batteries. Par ailleurs, le 16 décembre, la NHTSA américaine a fermé une enquête portant sur près de 299 000 véhicules Chrysler, estimant les mesures correctives suffisantes. Ces dénouements favorables sur le front réglementaire n'ont toutefois pas permis d'impulser une dynamique haussière en l'absence d'annonces opérationnelles concrètes.
Des recommandations divergentes dans l'attente du plan stratégique 2026
Les avis des analystes restent partagés sur la trajectoire du groupe, illustrant l'incertitude entourant le redressement de Stellantis. Le 11 décembre, Exane BNP Paribas a dégradé sa recommandation de neutre à sous-performance, un signal négatif qui a pesé sur le sentiment des investisseurs. À l'inverse, Intesa Sanpaolo a relevé le 5 décembre son conseil à l'achat avec un objectif de 12 euros, soit un potentiel de hausse de 27 % par rapport au cours de clôture de ce lundi, tandis qu'UBS a adopté le 3 décembre une recommandation d'achat avec le même objectif de 12 euros, anticipant un redressement sur le marché nord-américain. RBC Capital maintient une recommandation de performance de marché mais a abaissé son objectif de 9 à 8 euros le 28 novembre, soit un potentiel de baisse de 15 % depuis le cours actuel. Cette divergence d'opinions s'explique par l'attente du nouveau plan stratégique du PDG Antonio Filosa, attendu au premier semestre 2026, qui devra clarifier l'avenir des 14 marques du groupe et rassurer sur la viabilité à long terme de certaines enseignes européennes comme DS, Lancia ou Maserati, actuellement sous surveillance en raison de performances décevantes.