L'action Stellantis progresse de 2,5 % à la mi-journée après des révisions contrastées d'analystes
L'action Stellantis progresse de 2,5 % à 9,64 euros à la mi-journée du 9 janvier 2026, soutenue par des révisions d'analystes contrastées : Jefferies relève son objectif à 13 euros tandis que Barclays l'abaisse à 10 euros, illustrant les incertitudes sur le redressement du groupe automobile.
Un rebond de 2,5 % dans un corridor technique étroit
Le titre Stellantis affiche une progression de 2,5 % à la mi-journée de ce vendredi 9 janvier, s'établissant à 9,64 euros contre 9,41 euros la veille. Cette hausse intervient dans des volumes contenus avec seulement 0,02 % du capital échangé, témoignant d'une prudence persistante des investisseurs malgré la dynamique haussière. Sur sept jours, le titre affiche désormais une progression de 2,61 %, tandis que le trimestre se solde par un gain de 3,61 %. Le bilan annuel reste néanmoins lourdement pénalisé avec une chute de 22,57 %, illustrant les difficultés traversées par le constructeur franco-italo-américain en 2025.
Le cours évolue désormais légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours positionnée à 9,34 euros, franchissement technique qui pourrait constituer un signal de stabilisation à court terme. Plus préoccupant, l'indice de force relative reste à 29, toujours en zone de survente, même si ce niveau peut historiquement annoncer un rebond technique lorsque les fondamentaux se stabilisent. L'action se traite entre son support majeur à 8,93 euros et sa résistance à 10,41 euros, dans un corridor technique étroit qui témoigne de l'indécision des investisseurs quant aux perspectives du groupe. Le franchissement durable de cette résistance serait nécessaire pour valider un véritable retournement haussier.
Recommandations d'analystes radicalement divergentes ce 9 janvier
Ce vendredi 9 janvier, deux révisions majeures illustrent la division des analystes : Jefferies a relevé son objectif de cours à 13 euros contre 11 euros auparavant tout en maintenant sa recommandation d'achat, tandis que Barclays a abaissé son objectif de 12,50 euros à 10 euros avec une recommandation de pondération de marché. Cette divergence traduit les incertitudes entourant la capacité de redressement du groupe dans un environnement automobile en pleine mutation. La veille, Oxcap Analytics avait initié le suivi du titre avec une recommandation de surpondérer et un objectif de 12 euros, soit un potentiel de hausse de 24 % par rapport au cours actuel.
Ces révisions interviennent dans un contexte opérationnel contrasté. Le groupe a publié le 5 janvier ses résultats de ventes du quatrième trimestre 2025 aux États-Unis, affichant une hausse de 4 % sur le trimestre, portée notamment par les marques Ram et Jeep avec le retour du moteur HEMI sur le Ram 1500 et le lancement du nouveau Cherokee hybride. Cette dynamique commerciale positive en fin d'année pourrait avoir pesé dans l'appréciation favorable de certains analystes, même si le groupe reste confronté à des défis structurels majeurs. La divergence des objectifs de cours, allant de 8 à 13 euros selon les établissements, reflète l'attente du nouveau plan stratégique du directeur général Antonio Filosa, qui doit être dévoilé au premier semestre 2026 et clarifier l'avenir des 14 marques du groupe, dans un contexte de transition vers l'électrification et de repositionnement stratégique.