L'action Stellantis recule de 2,13 % ce lundi malgré le relèvement de Berenberg
L'action Stellantis recule de 2,13 % à 8,2180 euros ce lundi 19 janvier malgré le relèvement par Berenberg de son objectif de cours de 9,50 à 10 euros, maintenant sa recommandation d'achat. Le titre évolue en zone de survente avec un RSI à 26 points et accuse une baisse hebdomadaire de 12,59 %.
Un recul qui persiste face à l'optimisme de Berenberg
L'action Stellantis affiche un repli de 2,13 % ce lundi 19 janvier à mi-journée, s'établissant à 8,2180 euros contre 8,40 euros à la clôture de vendredi. Cette nouvelle baisse intervient paradoxalement le jour même où Berenberg a relevé son objectif de cours de 9,50 à 10 euros tout en maintenant sa recommandation d'achat. Le titre évolue désormais sous son seuil de support à 8,40 euros, confirmant la tendance baissière amorcée depuis plusieurs séances. Sur sept jours, le constructeur automobile accuse une correction de 12,59 %, dans un contexte de défiance persistante des investisseurs envers le secteur automobile européen.
L'indice RSI s'établit à 26 points, un niveau qui signale une zone de survente et suggère que la pression vendeuse a atteint un seuil critique. Techniquement, le cours navigue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours positionnée à 9,31 euros et à proximité de sa moyenne mobile à 200 jours à 8,69 euros. Le MACD négatif à -0,24 confirme l'absence de dynamique haussière à court terme, tandis que le Chaikin Money Flow très négatif à -0,36 témoigne de sorties de capitaux soutenues.
Une actualité analytique contrastée dans un marché sous pression
Berenberg a relevé ce lundi son objectif de cours sur Stellantis à 10 euros contre 9,50 euros précédemment, confirmant sa recommandation d'achat. Cette révision à la hausse s'inscrit dans une analyse sectorielle plus large où la banque allemande anticipe une première croissance des bénéfices du secteur automobile européen en trois ans pour 2026. Le bureau d'analyses mise sur l'amélioration progressive de la situation des stocks aux États-Unis et sur la dynamique des lancements de nouveaux modèles pour justifier sa confiance dans le dossier. Cette position tranche avec celle adoptée vendredi par Bank of America, qui avait initié une couverture neutre avec un objectif à 10,30 euros, signalant des perspectives de renforcement outre-Atlantique mais des difficultés persistantes en Europe.
Le titre se trouve actuellement pris entre des valorisations jugées attractives par certains analystes et les incertitudes structurelles qui pèsent sur le secteur. La semaine dernière, Bernstein avait ajusté son objectif à 8,50 euros tandis que HSBC le relevait à 10 euros, illustrant la divergence des opinions. Les investisseurs attendent désormais la publication des résultats annuels 2025 prévue le 26 février prochain, échéance qui devrait apporter des éclaircissements sur la trajectoire du groupe dans un environnement automobile marqué par la transition électrique et la concurrence chinoise. Sur un an, l'action accuse une perte de 34,55 %, reflétant les défis opérationnels auxquels le constructeur franco-italo-américain reste confronté.