L'action Stellantis s'enfonce à la clôture avec la prudence de Bank of America
Le titre Stellantis a terminé en nette baisse ce vendredi 16 janvier 2026, cédant 2,94 % à 8,397 euros, dans un contexte de faible activité. Bank of America a initié une couverture neutre, signalant le renforcement attendu aux États-Unis mais des difficultés en Europe.
Recul marqué dans un climat de révisions prudentes
Le constructeur franco-italo-américain a enregistré un repli de 2,94 % par rapport à la veille (8,65 euros) en clôture, confirmant un mouvement baissier qui s'inscrit dans une dynamique dégradée sur sept jours à -10,77 %. Le volume échangé s'est limité à 0,11 % du capital.
Ce jeudi, Bank of America a instauré une recommandation neutre sur la valeur avec un objectif de cours fixé à 10,30 euros, soit un potentiel de hausse de 22,6 % par rapport à la clôture de vendredi. L'analyste anticipe un renforcement de Stellantis aux États-Unis, son principal bassin de profits, mais prévient d'une faiblesse en Europe. Cette position mesurée s'ajoute aux révisions à la baisse successives des analystes, avec Bernstein qui a abaissé sa cible à 8,50 euros mardi dernier et Barclays à 10 euros début janvier.
Le Relative Strength Index (RSI) est tombé à 30, proche de la zone de survente (seuil inférieur à 30), ce qui suggère une pression vendeuse intense sur le court terme. Le titre a par ailleurs franchi son seuil de support à 8,65 euros, ouvrant la voie à un possible test de niveaux inférieurs.
Un repli technique aggravé par un positionnement défavorable
L'action évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours (9,32 euros) et à 200 jours (8,69 euros), traduisant une tendance baissière consolidée. Cet écart avec les moyennes mobiles témoigne de la défiance persistante des investisseurs face aux défis du groupe : transition électrique incertaine, marché nord-américain sous pression et concurrence chinoise accrue.
Le Money Flow Index (CMF) très négatif à -0,32 indique des sorties de capitaux soutenues, confirmant le manque d'intérêt acheteur. Ce climat peu porteur fait suite aux décisions stratégiques récentes du nouveau directeur général Antonio Filosa, qui a annoncé lundi dernier l'abandon des SUV Jeep hybrides rechargeables et des monospaces Chrysler, face au ralentissement des ventes de véhicules électriques. Cette révision stratégique, visant à reconcentrer les efforts sur les marques Jeep et Ram, traduit une volonté de redressement mais pèse sur le moral des investisseurs à court terme.
Les marchés attendent la publication des résultats annuels 2025 le 26 février prochain, une échéance déterminante pour évaluer la capacité du groupe à exécuter son plan de redressement en cette année qualifiée d'année d'exécution par son PDG.