L'action Stellantis s'envole de 7 % à l'ouverture, portée par le cessez-le-feu Iran-USA
Le titre du constructeur automobile Stellantis gagne 7,1 % en début de séance ce mercredi 8 avril, à 6,775 €, dans un marché parisien en forte progression. Ce rebond s'inscrit dans un contexte géopolitique bouleversé par l'annonce d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, qui alimente un large mouvement haussier sur les places européennes.
Le cessez-le-feu fait refluer les tensions sur les coûts de l'énergie et profite aux valeurs industrielles
L'annonce par Donald Trump d'un accord de cessez-le-feu avec l'Iran, ce 8 avril, a immédiatement provoqué un soulagement sur les marchés actions. La perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième de l'approvisionnement pétrolier mondial, a fait chuter le Brent de 15 % pour s'établir autour de 93 dollars le baril. Pour un groupe comme Stellantis, dont les chaînes logistiques et les coûts de production sont directement exposés aux prix de l'énergie, cette détente constitue un facteur de soutien tangible.
Le CAC 40 progresse de 4,28 % en séance, à 8 246,90 points, entraînant l'ensemble des valeurs industrielles et cycliques. Sur la cote parisienne, Schneider Electric avance de 8,15 % et Airbus de 6,33 %, illustrant un mouvement sectoriel généralisé. La hausse de Stellantis porte sa performance hebdomadaire à +11,63 %, même si le titre reste en repli de près de 27 % sur trois mois et de plus de 18 % sur un an, signe d'un rattrapage encore partiel après une longue phase de correction.
Un signal technique de surachat à court terme, avant des échéances financières rapprochées
Sur le plan graphique, le cours de Stellantis NV s'est hissé au-dessus de la borne supérieure des bandes de Bollinger, fixée à 6,45 €, ce qui constitue un signal de surachat potentiel à court terme. Par ailleurs, le titre vient de franchir sa moyenne mobile à 50 jours (6,63 €), un seuil technique surveillé qui peut servir désormais de premier appui en cas de consolidation. La résistance la plus proche se situe à 6,94 €, soit moins de 2,5 % au-dessus du cours actuel.
Deux échéances majeures figurent au calendrier du groupe dans les prochaines semaines. L'assemblée générale annuelle est programmée le 14 avril, suivie de la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 30 avril. Ces rendez-vous pourraient alimenter la volatilité sur le titre, d'autant que celle-ci s'établit déjà à 15,20 % sur un mois. Le décalage prononcé entre le cours actuel et la moyenne mobile à 200 jours, située à 8,19 €, rappelle l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir pour retrouver les niveaux de la fin de l'année précédente.