L'action STMicroelectronics lanterne rouge du CAC 40, plombée par les semi-conducteurs
STMicroelectronics occupe la dernière place du CAC 40 en milieu de matinée, accentuant un repli déjà prononcé sur le trimestre. Le recul du jour s'inscrit dans un contexte de marché fragilisé, alors que le VIX a bondi de plus de 14 % et que l'indice parisien cède lui aussi du terrain.
La lanterne rouge du CAC 40 cède 2,91 % dans un secteur des semi-conducteurs globalement en rouge
STMicroelectronics perd 2,91 % à 44,77 € en séance, signant la plus forte baisse du CAC 40 alors que l'indice parisien lui-même cède 0,78 %. Le repli n'est pas isolé : ses pairs européens ASML Holding et ASM International reculent respectivement de 1,20 % et 1,97 %, tandis que côté américain, Micron Technology lâche 2,22 %, Nvidia et Advanced Micro Devices perdent chacun près de 1,5 % à leur dernière clôture. La pression affecte ainsi l'ensemble du secteur des semi-conducteurs, dans un contexte où les grandes banques centrales pourraient maintenir des conditions monétaires restrictives plus longtemps.
Sur un mois, STMicro grappille tout de même 3,92 %, et le rebond affiché sur la semaine atteint encore 5,08 %, témoignant des à-coups violents qui caractérisent ce titre depuis plusieurs semaines. Sur trois mois, en revanche, le bilan reste sévère à -29,46 %, une correction qui rappelle l'ampleur du repli engagé cet été.
STMicro bascule sous sa MM50 malgré un rebond technique récent au-dessus de la MM20
La configuration technique du titre illustre la tension entre le rebond de court terme et la pression de moyen terme. STMicroelectronics évolue au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (43,85 €), avec un écart positif de 2,10 %, confirmant que le rebond entamé lundi dernier a laissé des traces. Mais le titre reste en dessous de sa MM50 à 46,32 €, soit un écart négatif de 3,35 % : cette résistance mobile, conjuguée au seuil de résistance statique à 49,06 €, forme un double plafond que la séance du jour s'éloigne plutôt de contester. Le RSI à 53 reste neutre, ni en survente ni en surachat, ce qui n'interdit pas la poursuite du repli intraday.
Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite autour de 38 fois les bénéfices attendus sur l'exercice en cours, contre 19,7 fois ceux de l'exercice suivant, un écart qui reflète les incertitudes sur la rentabilité à court terme signalées lors des résultats du T2 publiés le 23 juillet 2026. Le support à 41,74 € reste la référence à surveiller en cas de poursuite du repli.