L'action Thales chute de 3 % et enfonce ses supports techniques clés
Thales accuse un net repli ce jeudi 5 mars, cédant plus de 3 % à 243,10 euros dans un contexte marqué par deux révisions de recommandations d'analystes publiées dans la journée. Le titre évolue en dessous de ses principales moyennes mobiles à court terme, après avoir publié ses résultats annuels en début de semaine.
Deux ajustements d'analystes en une seule séance
La séance est notamment marquée par la décision de JP Morgan d'abaisser sa recommandation sur Thales de « surpondérer » à « neutre », tout en maintenant un objectif de cours à 275 euros, soit un potentiel de hausse d'environ 13 % par rapport au niveau actuel. En parallèle, Intesa Sanpaolo a relevé significativement sa cible de 230 à 260 euros, passant d'une recommandation de « sous-performance » à « neutre ». Ces deux mouvements convergent vers un positionnement attentiste sur le dossier, alors que le groupe avait dévoilé ses comptes annuels mardi dernier. Sur un an, le titre conserve une progression de 6,6 %, mais il affiche un repli de plus de 4 % sur les sept derniers jours.
Le titre franchit à la baisse son seuil de support technique
Sur le plan graphique, la séance du jour est significative : le cours de Thales, à 243,10 euros, enfonce le support identifié à 245,20 euros, un niveau qui soutenait les échanges ces dernières semaines. Le titre s'échange désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours (252,25 euros) comme sous celle à 20 jours (252,94 euros), signe d'une pression baissière à court terme. La moyenne mobile à 200 jours, située à 245,82 euros, vient elle aussi d'être traversée à la baisse.
Le RSI, à 55, reste toutefois en zone neutre et ne signale pas de survente, ce qui suggère que le repli n'a pas encore atteint un excès technique notable. La bande inférieure de Bollinger, positionnée à 242,55 euros, constitue désormais le prochain seuil à surveiller en cas de poursuite du mouvement. Le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, avec la flambée du pétrole liée au blocage du détroit d'Ormuz, n'a pas joué en faveur du titre malgré l'exposition de Thales au secteur de la défense.