L'action Thales grimpe de près de 3 % et domine le CAC 40 en berne
Thales tire son épingle du jeu dans une séance difficile pour la place parisienne, portée par l'annonce d'un contrat infonuagique décroché auprès de la centrale d'achat public Ugap. Le groupe de défense et d'électronique signe ainsi la meilleure performance du CAC 40 à mi-journée, alors que l'indice parisien cède du terrain dans un contexte de marchés fragilisé par les tensions géopolitiques et l'approche d'une décision de la Réserve fédérale.
Un contrat cloud avec l'Ugap propulse Thales en tête du CAC 40 ce mardi
Le groupe Thales gagne 2,82 % en séance, à 236,90 €, après avoir clôturé la veille à 230,40 €. Le catalyseur du jour est concret : le groupement formé par Atos, Open et Thales a remporté deux marchés de prestations informatiques auprès de l'Ugap, la centrale d'achat public, portant sur les environnements cloud et l'exploitation des infrastructures pour une durée de quatre ans. Avec une progression de près de 3 %, Thales devance l'ensemble des quarante valeurs du CAC 40, qui recule de 0,86 % en séance, dans un marché plombé par les inquiétudes énergétiques et une prime de risque géopolitique en hausse.
Cette surperformance tranche nettement avec le reste de la cote, où plusieurs grandes valeurs technologiques et de luxe perdent entre 2 % et 3 %. CIC Market Solutions maintient par ailleurs son avis d'achat sur le titre avec un objectif de cours inchangé à 305 €, soit un potentiel de hausse d'environ 29 % par rapport au cours actuel.
Sous ses trois moyennes mobiles, le titre reste dans une configuration technique fragile
Malgré le rebond du jour, la configuration graphique de Thales demeure sous pression. Le titre cote à 236,90 €, soit en dessous de sa MM20 à 243,38 € (écart de -2,66 %), de sa MM50 à 243,30 € et de sa MM200 à 242,66 €, ces trois moyennes mobiles formant un palier de résistance groupé autour des 243 €. Sur le mois écoulé, le titre accuse encore un repli de 12,39 %, ce qui relativise l'ampleur du rebond en cours.
Le RSI à 34 signale une configuration proche de la survente, ce qui traduit l'épuisement de la pression vendeuse des dernières semaines sans pour autant valider un retournement. Le support à 225,10 € a déjà été approché début septembre, et la résistance à franchir pour sortir de la zone déprimée reste clairement identifiée à 243 €, là où convergent les trois moyennes mobiles.