L'action TotalEnergies résiste dans un CAC 40 en repli, dopée par le Brent
Le titre affiche une quasi-stabilité en séance au moment où une escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis secoue la région du Golfe, préservant ainsi la majorité du rebond enregistré la veille. Le Brent, lui, bondit sensiblement en séance, contexte qui éclaire la résistance relative du titre face à un CAC 40 en repli.
Un franchissement intraday de la résistance à 78,32 € qui ne tient pas
En milieu de matinée, TotalEnergies cède 0,02 % à 77,60 €, quasiment inchangé après avoir touché 78,57 € plus tôt dans la séance. Le titre a brièvement franchi à la hausse sa résistance à 78,32 €, sans maintenir ce niveau : le cours est retombé sous ce seuil, ramenant la configuration à une situation de consolidation sous résistance. L'indice large CAC 40 recule de son côté de 0,32 % en séance, ce qui rend la quasi-stabilité du titre assez notable dans ce contexte de marché. Le Brent progresse nettement aujourd'hui (+5,43 % en séance, à 95,40 dollars le baril), directement lié aux tensions géopolitiques dans le Golfe : l'Iran a lancé le 2 septembre 2026 une riposte militaire contre des installations américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn, marquant une nouvelle escalade du conflit direct avec Washington.
Donald Trump a évoqué le rôle stratégique du détroit d'Ormuz pour le transit pétrolier mondial, alimentant les incertitudes sur l'approvisionnement en brut. Sur le plan des indicateurs, le RSI à 60 reste en zone neutre, sans signaler de surachat malgré la performance récente. Le titre se maintient au-dessus de ses trois moyennes mobiles : +2,34 % au-dessus de la MM20 à 75,82 €, et près de 12,4 % au-dessus de la MM200 à 69,04 €, ce qui traduit une dynamique haussière de fond intacte.
Des résultats T1 2026 solides et un titre qui s'échange à moins de neuf fois les bénéfices attendus
Lors de la publication des résultats du T1 2026 le 27 août 2026, TotalEnergies avait fait état d'une croissance organique de production de 4 %, tout en signalant un risque lié à l'augmentation du besoin en fonds de roulement de 5,1 milliards de dollars et à l'exposition aux tensions au Moyen-Orient affectant la production. Ces tensions, qui se concrétisent aujourd'hui, étaient déjà identifiées comme un facteur de risque central par le groupe. Sur douze mois glissants, le titre affiche une progression de 45,17 %, l'une des plus marquées parmi les grandes valeurs énergétiques européennes.
À titre de comparaison, Shell recule de 0,01 % en séance. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 8,3 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, un multiple modéré au regard de la performance boursière sur un an. Le seuil de résistance à 78,32 €, testé et non franchi durablement ce matin, reste la prochaine zone à confirmer pour prolonger la dynamique haussière.